Journée panafricaine des femmes : Assainissement, l’impératif pour un cadre de vie sani

ami_maiga-0009Toutes les intervenantes lors de la célébration de cette journée ont invité à adopter des comportements adéquats afin que nos villes cessent d’être des gros villages

Notre pays a célébré, dimanche, la Journée panafricaine des femmes, au cours d’une cérémonie présidée au CICB par l’épouse du chef de l’Etat, Mme Keïta Aminata Maïga. C’était en présence du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille Mme Sangaré Oumou Ba, de la secrétaire exécutive régionale de l’Organisation panafricaine des femmes (OPF), Mme Diallo Kama Sakiliba, et de nombreuses autres personnalités.
La journée était organisée par le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille en collaboration avec l’Organisation panafricaine des femmes (OPF)/Afrique de l’Ouest sous le thème : «Comment promouvoir la participation communautaire dans l’assainissement au Mali».
Première à prendre la parole, Mme Diallo Kama Sakiliba a rappelé le contexte de création de l’OPF, le 31 juillet 1962 à Dar-Es Salam au Tanganyika par les femmes leaders d’Afrique. Elle a rappelé que la célébration de la Journée panafricaine des femmes, instituée lors du congrès de l’organisation à Dakar en 1974, offre l’opportunité de capitaliser les réalisations accomplies en faveur de l’égalité des sexes et de renforcer les débats autour des droits de la femme et du développement en Afrique.
Abordant le thème de la journée, la secrétaire exécutive régionale de l’OPF a expliqué que l’assainissement est un thème évocateur et interpelle chaque membre de la communauté à s’investir dans l’action. Il constitue un défi mondial et figure au 6ème rang des objectifs de l’agenda 2063 de l’Union Africaine.
Mme Diallo Kama Sakiliba a dit espérer que le projet « Gérons notre commune : cas de l’assainissement », servira de déclic chez nos concitoyens pour l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement. Pour elle, nous devons tous nous donner la main pour faire des villes des cités coquettes et vivables. L’OPF ne ménagera aucun pour soutenir les efforts du gouvernement dans la protection et la préservation de l’environnement en général et de l’assainissement en particulier, a assuré la secrétaire exécutive régionale.
Pour le ministre Mme Sangaré Oumou Ba, la journée du 31 juillet continue d’être le symbole du courage et de l’engagement de la femme africaine car elle offre un cadre privilégié d’échanges et de dialogue entre les femmes elles-mêmes d’une part, et entre les femmes et leurs gouvernements d’autre part, sur les sujets brûlants qui affectent leur vie. L’assainissement, ajoutera-t-elle, est devenue une préoccupation importante pour tous, à tous les niveaux. De nombreux programmes d’accès à l’assainissement ont été mis en œuvre au Mali depuis des décennies, mais ils sont loin d’avoir toujours apporté les résultats escomptés, notamment en raison d’une démarche trop technicienne, basée sur une offre standardisée, ne prenant pas en compte les contextes locaux et la promotion du genre.
Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a estimé que la preuve du succès d’un programme d’accès à l’assainissement réside précisément dans les améliorations qu’il apporte à la condition des femmes. La réussite de la promotion de la participation communautaire dans l’assainissement n’est possible que si les perceptions, les savoirs, les contributions, les besoins et les priorités des femmes et des filles sont pris en compte.
Pour accélérer le changement de comportement favorable à l’accès à l’assainissement, elle a invité les femmes et les filles à entreprendre des actions de sensibilisation des communautés sur leur rôle dans l’assainissement et son impact sur la santé. Elle a encouragé le plaidoyer auprès des décideurs, des autorités et des partenaires techniques et financiers en vue de soutenir les initiatives d’assainissement. Ainsi que la mobilisation sociale autour des activités d’assainissement telles que les journées de salubrité.
A la suite de Mme Sangaré Oumou Ba, la Première dame a expliqué que des défis énormes tels que l’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement constituent de véritables entraves au développement des pays africains avec des conséquences néfastes sur la santé et le bien-être des populations. Les conditions d’hygiène inadéquates entrainent de graves problèmes sanitaires et environnementaux, a-t-elle fait remarquer, invitant les autorités à appliquer strictement la délivrance du certificat d’habitabilité lié au respect de la norme sanitaire 9 m2 pour 3 personnes.
Mme Keïta Aminata Maïga a ensuite rappelé que les ménages sont producteurs de la majeure partie des déchets solides et liquides, avant d’exhorter la population à s’adapter aux règles des villes afin que celles-ci cessent d’être des villages.
L’épouse du chef de l’Etat s’est réjouie également du choix du thème, estimant qu’il participe de la sensibilisation communautaire en utilisant l’exemple des personnes qui se distinguent par leurs comportements quotidiens.
La Première dame n’a pas manqué de saluer les efforts constants du département en charge de la promotion de la femme, ainsi que les actions du secrétariat exécutif régional de l’OPF.
La présentation d’un sketch sur l’assainissement, la projection d’un film et la remise de matériels d’assainissement ont été aussi des temps forts de la cérémonie a été marquée également par des remises d’attestations. Aussi, le projet « Gérons notre commune : cas d’assainissement » a été lancé par l’épouse du chef de l’Etat. La fête a été agrémentée par le défilé, en tenues traditionnelles, des représentantes des communautés africaines vivant dans notre pays.

A. D. SISSOKO

L’Essor

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One thought on “Journée panafricaine des femmes : Assainissement, l’impératif pour un cadre de vie sani

  1. On peut dire qu’aujourd’hui Bamako est compté parmi les villes sales de l’Afrique alors ça ne peut être qu’une bonne chose de promouvoir l’assainissement au Mali.