Un Français suspecté de préparer un attentat arrêté aux Pays-Bas

rotterdam_arrestation_suspect_attentat_kriket_pays_bas_terrorisme_0La police néerlandaise a arrêté dimanche 27 mars un Français de 32 ans suspecté d’avoir été impliqué dans la préparation d’un attentat, a indiqué le parquet national dans un communiqué cité par l’Agence France-Presse (AFP). L’homme est soupçonné d’être lié à Reda Kriket, arrêté jeudi 24 mars à Argenteuil, en banlieue parisienne.

(Avec AFP)

Anis B., un Français de 32 ans, né à Montreuil (banlieue parisienne) et domicilié dans le département du Val-de-Marne limitrophe de Paris, est soupçonné d’avoir été mandaté par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) pour commettre un attentat en France avec Reda Kriket, interpellé jeudi en banlieue parisienne, a indiqué une source policière.

Un mandat de recherche avait été émis par la France à l’encontre de ce natif de la région parisienne le 24 décembre 2015 pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », selon la même source.

Dans son communiqué, le parquet néerlandais souligne que l’opération a été menée à la demande de Paris. « Les autorités françaises ont demandé vendredi l’arrestation de ce Français » qui est suspecté « de préparation d’un attentat terroriste », avait indiqué le parquet néerlandais plus tôt dans un communiqué.

L’homme sera livré à la France « sous peu », a ajouté le parquet, sans préciser s’il était concerné ou non par les attentats de Paris. Cela peut prendre « plusieurs jours », a précisé à l’AFP le porte-parole du parquet, Wim de Bruin, refusant de fournir des détails sur le suspect. « Il s’agit d’une enquête française », a-t-il ajouté.

Trois autres arrestations

L’interpellation a eu lieu dans le quartier de Rotterdam-Ouest. La police néerlandaise y a également arrêté trois autres suspects, dont deux hommes de 43 et 47 ans d’origine algérienne, dans le cadre d’une enquête néerlandaise. Aucun détail n’est encore connu sur la troisième personne interpellée, a souligné le parquet.

Les logements des suspects, situés dans deux rues distinctes de ce quartier, ont été fouillés. Des téléphones, des cartes SIM, des munitions, de l’argent et de la drogue ont été retrouvés, rapporte notre correspondante à Bruxelles, Laxmi Lota. Plusieurs maisons alentour ont été évacuées « par précaution ». Deux perquisitions ont eu lieu dimanche dans la soirée.

Deux inculpations en Belgique

L’enquête s’est aussi rapidement orientée vers la Belgique. Deux hommes, Abderamane A. et Rabah N., arrêtés ce vendredi dans le centre de Bruxelles, ont été inculpés pour « participation aux activités d’un groupe terroriste » et placés en détention provisoire.

Né en 1977 en Algérie, Abderamane A., dont l’inculpation a été annoncée dimanche, est connu des services antiterroristes. Considéré comme « un volontaire jihadiste », il avait été condamné en 2005 à sept ans de prison et à une interdiction définitive du territoire français, pour avoir aidé deux militants tunisiens à assassiner le commandant Ahmad Shah Massoud en Afghanistan le 9 septembre 2001, deux jours avant les attentats meurtriers du réseau al-Qaïda aux Etats-Unis.

L’enquête sur les attentats de Bruxelles avance aussi

Le parquet belge a inculpé Faycal Cheffou. Il pourrait être « l’homme
 au chapeau » qui apparaît aux côtés des deux kamikazes à 
l’aéroport de Zaventem. On a appris que la 
police italienne avait arrêté un Algérien de 40 ans. Il est soupçonné d’avoir fourni des faux papiers à des jihadistes. Cette arrestation concerne également les attaques de Paris. Ce suspect va être
 expulsé vers la Belgique.

Le parquet fédéral belge indique aussi que 13 nouvelles perquisitions ont été menées dimanche matin près d’Anvers, à Malines et dans la région bruxelloise. Quatre personnes ont été placées en garde à vue.

RFIee

Pin It

Commentaires fermés