ATT réconforte Modibo Sidibé

att-non-lieuL’ancien président Amadou Toumani Touré est actuellement en France où il séjourne depuis deux semaines. Selon notre source, ATT a appris, avec déception, le débauchage du seul député du parti de son ancien Premier ministre par la formation politique de Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition. Si pour les proches d’ATT, la transhumance en politique n’est pas un crime, il est tout au moins inadmissible que ce soit l’Urd qui débauche le seul député dont disposaient les Fare de Modibo Sidibé. Cela aurait été héroïque si la brebis de Woyo était du ROM. De leur constat, l’Urd a passé ces trois dernières années à affaiblir des partis amis. Au Pdes, on évoque le cas du sulfureux et périmé N’Diaye Ba. Pour rappel, en 2013, Modibo Sidibé avait refusé de soutenir IBK au 2ème tour au profit de Soumaïla. L’année suivante, plusieurs députés des Fare de Sidibé quittèrent son parti du fait que le président ait choisi l’opposition. Même cas pour Zoumana Mory qui fut un membre fondateur des Fare. Tout a été fait par cet ancien président de l’ONAP, actuellement ministre, pour faire virer Modibo Sidibé à la majorité. Peine perdue. Car, pour Modibo Sidibé, sans le respect de la parole donnée, l’homme va devoir s’appeler «chien». Selon les mêmes sources, ATT, qui se veut respectueux des valeurs démocratiques, a téléphoné jeudi à son frère et ami de longue date, Modibo Sidibé, pour lui demander de rester serein et de ne faire aucune déclaration. Dans les semaines à venir, on saura qui est qui au Mali.
Horreur à Fana

Vers 00h 30 mn, les victimes Fatoumata et son enfant sont arrivées à la maison et sont allées se coucher dans la cuisine. C’est là-bas qu’elles dorment depuis longtemps. Vers 6 heures du matin, un membre de la famille, en allant vers le poulailler, a découvert le drame. «Il m’a appelée de vive voix et je me suis précipitée pour le rejoindre. Je vois dans la cuisine, les corps d’un côté, les têtes de l’autre côté. J’ai vite alerté les voisins et qui de droit. Nous ne connaissons pas les raisons d’un tel acte», a expliqué une dame. Elle ajoute par la suite : «la victime, je l’ai connue à travers ma mère. Elle venait de temps en temps chez nous. Comme elle n’avait pas d’abri, elle a sollicité qu’on lui en trouve. Nous lui avons dit qu’il n’y pas de maison dans la cour à part la cuisine. Elle a sollicité qu’on l’autorise à occuper cette pièce. Et c’est comme ça, qu’elle et sa fille ont élu domicile à ce niveau.» Le drame a eu lieu à «Nacôtou» (ou Jardin) sis au quartier Badialan de Fana. Selon nos informations, ce n’est pas la première fois que de tels actes se produisent à Fana.
Deux soldats français blessés
Cela s’est passé le dimanche 8 avril à Tessalit, localité relevant de la région de Kidal. Un engin explosif improvisé a explosé au passage d’un véhicule logistique de la force Barkhane. Le bilan provisoire fait état de la blessure légère de deux soldats français. L’attaque porte tout de même la signature des éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) d’Iyad Ag Ghali très présents dans la zone. Il convient de signaler que les attaques à travers les engins explosifs improvisés (EEI) ou engins explosifs de circonstance se sont récemment intensifiées. Et de l’avis de nombreux observateurs, ces mines sont devenues de plus en plus sophistiquées et ne laissent aucune chance à leur cible.
Descente musclée à Gao
La Minusma qui n’a pas mandat pour traquer les terroristes, les braqueurs et autres bandits qui rendent la vie difficile aux populations, se permet, sans mandat, de troubler la quiétude de paisibles populations. Nos populations n’ont même plus droit aux traitements humains et humanitaires prônés et défendus par l’ONU et partout. Des détonations incessantes, quotidiennes et sans explications de Barkhane aux descentes musclées, abusives de la Minusma ou Barkhane, les forces internationales doivent revoir leurs méthodes et procédures. Nos populations ont été assez traumatisées. À tout cela vient s’ajouter la descente musclée de la Minusma dans les locaux d’une ONG de Gao… «Tu quittes ton bureau en bon état et tu reviens le lendemain le trouver dans cet état ; bon travail la Minusma», dixit un agent de l’ONG Tassagh. Sans mandat de perquisition, des éléments de la Minusma ont effectué une descente musclée dans les locaux de Tassagh, une des ONG locales de Gao. Après avoir défoncé la porte, ils se sont permis de tout saccager et d’arrêter des agents. Ils ont ensuite fait une descente dans la famille du promoteur de ladite ONG pour continuer leur violation des droits les plus élémentaires.
Réhabilitation
Lors du conseil des ministres tenu mercredi 11 avril, il a été question de la réhabilitation de la section Tour-d’Afrique-Yirimadio de la RN6. Un projet de décret a été adopté, portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux d’aménagement en 2X2 voies de la voie reliant le 3ème pont de Bamako à la RN6, y compris la construction d’un échangeur au croisement de la RN6 et la réhabilitation de la section Tour d’Afrique-Yirimadio de la RN6. Le marché relatif aux travaux d’aménagement en 2X2 voies de la voie reliant le 3ème pont de Bamako à la RN6, la construction d’un échangeur au croisement de la RN6 et la réhabilitation de la section Tour-d’Afrique-Yirimadio de la RN6, est conclu entre le gouvernement de la République du Mali et l’entreprise RAZEL pour un montant toutes taxes comprises de 32 milliards 291 millions 154 mille 902, 36 francs CFA et un délai d’exécution de 18 mois. Le marché relatif au contrôle et à la surveillance de ces travaux est conclu entre le gouvernement de la République du Mali et le bureau CIRA pour un montant toutes taxes comprises de 1 milliard 540 millions 3 mille 250 francs CFA et un délai d’exécution de 20 mois. La réalisation de ces travaux permettra notamment de densifier le réseau routier et de supprimer les points de congestion. Elle contribuera à l’amélioration de la sécurité routière et du cadre de vie des populations. Lors du même conseil des ministres, le président IBK a informé le conseil des ministres de la nomination de Monsieur Samba Alhamdou Baby, Administrateur civil, en qualité de Vérificateur général.

Un Casque bleu tué
Le samedi 14 avril 2018, avec des voitures piégées, des tirs de roquettes, le super camp de la Minusma a été attaqué dans l’après-midi. Des voitures peintes aux couleurs des Nations unies ont trompé la vigilance des gardiens et des Casques bleus qui assurent la sécurité au check-point de l’entrée de l’aéroport. Bilan : un Casque bleu tué, 7 blessés dont 5 graves et une dizaine de soldats de Barkhane blessés. Sans oublier que la piste d’atterrissage de l’aéroport de Tombouctou a été endommagée. Les explosions ont eu lieu autour d’un rassemblement de «beaucoup de casques bleus». Ce qui poussa le personnel de la Minusma à quitter le super camp.
Abattu dans un garage
Ahalachoch, un officier du Gatia, a été sauvagement abattu par 2 individus armés à moto. Pendant qu’il faisait l’entretien de sa voiture dans un garage à Gossi. Le Groupe d’autodéfense Touaregs Imaghads et alliés (Gatia) a informé l’opinion nationale de l’assassinat ciblé de son officier Mohamed Youssouf Ag Noch dit Ahalachoch le 15 avril 2018 à Gossi, par deux individus non encore identifiés. Le Gatia salue la mémoire de cet officier exemplaire, présente ses condoléances attristées à la famille, aux parents et amis du défunt. Le Gatia réaffirme son engagement à consentir tous les sacrifices nécessaires au triomphe de ses nobles idéaux. Le Gatia promet que tout sera fait pour élucider cet assassinat qui ne restera pas impuni.
Des portés disparus
Un véhicule de transport, qui avait à son bord plusieurs passagers, a quitté Mopti pour Diré et a été arrêté par des hommes armés inconnus. Parmi les passagers se trouvaient des professeurs de l’Institut de formation professionnelle (IFP) de Diré. Il s’agit de : Kalidou Adiawiakoye, le Directeur des études, Boubacar Samaké, le surveillant, et Abdoul Karim Koné. Selon nos informations, deux des passagers ont été libérés, en l’occurrence M. Adiawiakoye et le surveillant M. Samaké. Les hommes armés inconnus sont repartis avec les autres passagers vers une destination inconnue. L’acte s’est passé samedi dans la journée et dans les environs de Dialloubé.

Le reporter

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