Célébration de la journée mondiale de l’aide humanitaire 2019 : Un vibrant hommage rendu aux femmes humanitaires de Ségou

IMG_0171Ségou, la Cité des Balanzans, a accueilli le mardi 20 août 2019, les festivités de l’édition 2019 de la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Cette cérémonie, qui s’est déroulée dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, a été présidée par le ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Hamadoun Konaté.

Il était entouré de la coordonnatrice Humanitaire des Nations Unies, Mme Mbaranga Gasarabwe, du gouverneur de la région de Ségou, Biramou Sissoko, le maire de la commune urbaine de Ségou, Nouhoum Diarra, en présence des notabilités, acteurs intervenant dans l’humanitaire, etc. Le choix porté sur la région de Ségou pour célébrer cette journée placée sous le thème : « Hommage aux femmes humanitaires », est loin d’être fortuit, il est un gage de l’expression de la solidarité avec les populations dans le besoin.

 En effet, la 4e région administrative enregistre 22.045 personnes déplacées internes venues majoritairement de la région de Mopti et des cercles de Macina et Niono, selon le maire. A ceux-ci s’ajoutent les 37.000 victimes d’inondations et de catastrophes, recensées en 2018. Aussi, de nombreux ménages sont touchés par l’insécurité alimentaire.

Pour sa part, la coordonnatrice humanitaire des Nations unies, Mme Mbaranga Gasarabwe a indiqué que Ségou faisait partie des zones où nous avons besoin de renforcer la réponse d’urgence au vu de l’évolution du contexte humanitaire.  En 2012 et durant les années qui ont suivi, les conséquences de l’insécurité liée au conflit affectaient surtout les régions au nord du pays notamment Gao, Kidal et Tombouctou mais depuis environ deux ans, le contexte a bien changé avec la recrudescence des conflits dans le centre.

Ces conflits, souligne-t-elle, ont entraîné des violences sans précédent affectant les civils dans la région de Mopti mais également un accès limité aux services sociaux de base et aux moyens de subsistance. « De plus, ils ont causé d’importants déplacements de personnes. Au total, 47% des personnes déplacées internes vivent dans les régions de Ségou et Mopti avec actuellement 79 900 déplacés comparativement à environ 19 850 l’année dernière à la même période, selon les données de la Commission Mouvement de Population », a-t-elle rappelé.

Cette situation vient aggraver les besoins humanitaires préexistants dans ces deux régions et dans les autres régions du Mali notamment ceux en rapport avec l’insécurité alimentaire, la malnutrition et les inondations.

Cette année, la communauté humanitaire a décidé de rendre particulièrement hommage aux femmes humanitaires.  Partout dans le monde, les femmes jouent un rôle vital dans tous les aspects de la réponse humanitaire, même lorsqu’elles ont elles-mêmes tout perdu. « Les femmes constituent un grand nombre de tous ceux qui risquent leur vie pour sauver les autres. Elles sont souvent les premières à réagir et les dernières à partir », dira le ministre. Leur présence, signale M. Konaté, est plus que jamais nécessaire pour renforcer la réponse humanitaire mondiale.

Il invite donc les dirigeants du monde, ainsi que les acteurs non étatiques, à veiller à ce que la protection qui leur est offerte par la loi internationale soit garantie à tous. Rappelons que les festivités de cette journée ont été marquées par la remise d’attestations aux femmes humanitaires de la région, et des médicaments antipaludéens par l’Organisation Mondiale de la Santé, destinés à 4000 personnes déplacés, pour trois mois.

Malinet.net

 IMG_0143

Pin It

Commentaires fermés