communication, médias et divertissement : Ismaila Sidibé est l’un des pionniers africains qui investissent en Afrique francophone subsaharienne

Ismaïla-SidibéVéritable précurseur du secteur audiovisuel à l’échelle africaine, Ismaila Sidibé, présent dans le secteur depuis les années 90, est l’un des pionniers africains de la communication, des médias et du divertissement, qui investissent en Afrique francophone subsaharienne, selon l’agenceecofin.com.

 PDG du groupe Africable et chez Tnt Sat, M.Sidibé est le premier africain à avoir investi dans une station privée de télécommunications par satellite. Un investissement qui permet la diffusion en clair d’un bouquet de 54 chaînes de l’UEMOA. Compatible à la TNT, l’infrastructure permettra à ce pionnier de la télévision de rester présent dans l’écosystème pour de très longues années.

Reprendre le contrôle de notre communication, de nos informations et de nos images

Les dirigeants africains et, dans une moindre mesure, les entreprises du continent, ne s’en rendent peut-être pas compte, mais la communication est une bataille économique majeure et l’Afrique est en train de la perdre.

« Afrique nouvel eldorado », « continent plein de potentiel et de promesses » … Les éléments de langage répétés ces dernières années pour prouver l’intérêt, pas si récent que ça, pour le continent africain, n’épargnent aucun secteur d’activité. Dans le domaine de la communication, des médias et du divertissement, la plupart des experts sont catégoriques : le contenu africain n’a jamais autant suscité de convoitises. Seulement, le problème avec une grande partie de ce « contenu africain », c’est qu’il n’est pas produit par les Africains. Finalement, alors que le continent devrait occuper une position de vendeur, il se retrouve bien souvent, quand il n’est pas consommateur, simple collaborateur dans la réalisation du fameux « contenu africain ».

Finalement, alors que le continent devrait occuper une position de vendeur, il se retrouve bien souvent, quand il n’est pas consommateur, simple collaborateur dans la réalisation du fameux « contenu africain ».

Et, en dehors du divertissement, cela vaut pour tous les services en matière de médias et de communication. Finalement, comme dans de nombreux autres domaines, la plupart des dirigeants africains et entreprises du continent ne saisissent pas tous les enjeux liés à ce secteur d’activités.

Il y a un an, « Black Panther », le blockbuster de Marvel, est devenu le film le plus rentable de l’histoire du cinéma d’Afrique subsaharienne, en générant un peu plus de 9 millions de dollars dans la région. Véritable phénomène où se croisent les rêves d’une Afrique développée et un marketing diablement efficace, ce film est révélateur de notre naïveté face aux enjeux du secteur de la communication en Afrique. Produit aux États-Unis, mais vendu comme une « réussite africaine », campée par des acteurs noirs, Black Panther a généré tous ses profits hors d’Afrique. Étonnamment, le film a créé une véritable ruée occidentale vers le « contenu africain ». Sony a décidé de coproduire une série sur l’histoire des amazones du Dahomey (Bénin). Netflix et Amazon se sont lancés dans la coproduction de séries africaines.

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