Gestion de l’école malienne : Le cri du cœur de Abdoul Salam Togola aux autorités du pays

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De nos jours, l’école malienne traverse un moment sombre de son histoire. Des grèves intempestives aux mauvaises gestions de l’espace scolaire et universitaire, en passant par la négligence des doléances des étudiants, aucun espoir ne renait pour ce qui concerne la sortie de l’ornière. En effet, les hautes autorités du pays qui sont censé décanter la situation, font plus de silence que de bruits.

De cette situation alarmante, le tout nouveau secrétaire général de l’AEEM, élu lors du 23ème congrès de l’AEEM, ne saurait rester en marge. En tant que porte-parole des élèves et étudiants du Mali, Abdoul Salam Togola alias “Willy” a lancé un cri du cœur interpellateur aux autorités compétentes du Pays, pour sauver l’école malienne.

« Notre cri du cœur d’aujourd’hui vise à inciter le gouvernement à prendre immédiatement des mesures idoines pour résoudre ces quatre points : La grève illimitée de l’Association des écoles privées agréées du Mali (AEPAM) ; le retard accusé dans le paiement des trousseaux et bourses ; l’insécurité dans l’espace scolaire et Universitaire ainsi que la grève illimitée des professeurs de l’ l’Institut Universitaire de Gestion (IUG). », a laissé entendre Willy, en l’entame de son intervention.

Si la grève illimitée de l’Association des écoles privées agréées du Mali (AEPAM) se maintenait, les examens de fin d’année pourraient mal tourner. Selon Willy, quelque soit le degré de contestation, « nous voulons juste qu’il ait un compromis, afin que les élèves des établissements privées puissent continuer les cours, car les examens sont proches ».

Parlant des trousseaux et bourses, qui constituent le premier point du cahier de charge de l’AEEM, il a affirmé que le ministre de l’enseignement supérieur, Me Mountaga Tall avait promis de mettre fin au retard dans le paiement, “pourtant rien n’est fait jusque-là”. « Après plus de 4 mois de cours, c’est mercredi seulement que les nouveaux bacheliers ont reçu leurs trousseaux, presque vers la fin de l’année».  

Mais à quand les bourses ? s’interroge le porte-parole des élèves et étudiants du Mali. Toutefois, Willy supplie le ministre de l’enseignement supérieur, de bien vouloir inscrire cette doléance dans ses priorités, afin que les étudiants puissent bénéficier une formation de qualité.

L’espace scolaire et universitaire constitue à nos jours, un lit de délinquants mafieux, souvent réquisitionnés par des étudiants ratés qui se donnent pour mission la déstabilisation de l’école. Cet état d’insécurité empêche la plus part des étudiants d’avoir des nuits reposantes au campus. « C’est le cas à l’ECICA et à LBAD où les délinquants de Médina-Coura, sous couvert des étudiants malintentionnés se permettent de perturber les cours, à longueur des journées », a déploré, le ségal de l’AEEM.

Il ajoute : « Les questions sécuritaires ne révèlent pas de notre mission, c’est pourquoi nous interpellons les autorités compétences du pays à faire en sorte que cette sornette cesse ».

Concernant la grève illimitée des professeurs de l’Institut Universitaire de Gestion (IUG), « nous avons entendu beaucoup de commentaires de part et d’autres ». Pour Abdoul Salam Togola alias Willy, le plus important c’est d’avoir des points de convergences pour que les cours reprennent le plutôt possible.

En tant que secrétaire général du syndicat qui a pour but la défense des intérêts matériels et moraux de l’ensemble des élèves et étudiants du Mali ainsi que l’amélioration de leurs conditions d’études, Abdoul Salam Togola alias Willy, dit qu’il veillera au bon fonctionnement l’école malienne comme il est inscrit dans son mandat.

Ibrahima DIA/malinet.net

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5 thoughts on “Gestion de l’école malienne : Le cri du cœur de Abdoul Salam Togola aux autorités du pays

  1. Au lieu de songer aux paiements des trousseaux pourquoi ne pas inciter le gouvernement à instaurer une bonne formation, à équiper.les salles,à créer des espaces de recherche.Toujours la même chanson bourse et trousseau.Selon moi l AEEM n a jamais été pour la cause des élèves et étudiants.L AEEM est devenu un bouclier pour les politiques et pour intaurer la sécurité dans les espaces scolaire il faut songer à la dissolution du mouvement AEEM.

  2. Vive Willy Togola vive l’AEEM vive les étudiants Maliennes.
    A bas l’injustice, la corruption et l’incapacité au seint de notre Faculté.
    Osez lutté – c’est osez vaincre

  3. Pourquoi les professeurs de l”UIG prenne l’année en otage pour leurs seuls intérêts? l’Etat doit chercher des professeurs dans l’administration, les ONG et autres pour les remplacer.