Insécurité au nord, la SOGEA-SATOM a licencié plus de 306 agents

satomLe taux de chômage encore revu à la hausse au Mali, la SOGEA-SATOM vient de licencier plus de 306 employés, dû à l’arrêt de travaux causé par l’insécurité résiduelle, a appris malinet.net.

En charge de la réalisation de l’une des plus longues routes nationales, la route Niono-Goma-Coura-Tombouctou, avec ses 484 km, la société française de construction “Satom” a été victime d’une attaque qui visait l’armée malienne au nord du pays.

Lors de cette attaque perpétrée dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 octobre à Soumpi, 22 camions de Satom ont été calcinés par des terroristes. Dès lors, l’entreprise a décidé d’arrêter les travaux jusqu’à nouvel ordre.

guillQuand l’espoir se substitue en désespoir

La route Niono-Goma-Coura-Tombouctou dénommée la « route du Sahel » qui suscitait beaucoup d’espoirs, de 2010 date de son premier lancement, à nos jours, peine toujours à voir son exécution à termes.  Le premier lancement de ce grand projet d’espoir a eu lieu, en novembre 2010, à Tombouctou sous la présidence de Son Excellence Amadou Toumani Touré (ATT) et devrait coûter au total 80 milliards de Fcfa sur financement de l’Union européenne à travers le 10ème Fonds Européen de Développement (FED).

Cette route nationale n°33 traverse Goundam, Diré, Tonka, Niafunké et Léré. Les travaux devraient être exécutés en trois lots. Long de 165 km, le tronçon Goma-Coura-Léré en est le premier avec un délai d’exécution de 25 mois, même délai pour le deuxième lot l’axe Léré-Niafunké (long de 121 km). Le troisième lot concerne Niafunké-Tombouctou et Diré-Goundam sur une longueur de 198 km pour un délai d’exécution de 24 mois.

Deux ans après, alors que les travaux étaient en cours d’exécution, une rébellion s’éclatait au Nord du pays avec l’occupation des régions septentrionales et une partie de la région de Ségou et de Mopti. La suite est connue. En 2014, Ibrahim Boubacar Keita, élu à la magistrature suprême, décidait de prendre le taureau par les cornes afin de relancer les travaux de la construction de la route nationale n°33.

 Ainsi, bénéficiant de l’appui indéfectible de l’Union Européenne (UE) à hauteur de 105 milliards, le premier ministre d’alors Moussa Mara était à Goundam (90 km de Tombouctou), le vendredi 16 mai 2014, dans le cadre de la relance des projets interrompus par la crise au Nord.

Trois ans après la seconde relance des travaux d’’exécution, un nouvel arrêt a été annoncé à cause des menaces terroristes, mettant ainsi 306 personnes en chômage.

Poulo/malinet.net

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