Le candidat de l’URD, l’honorable Soumaïla CISSÉ

Homme politique malien, né à Tombouctou (Mali).Il a été président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de 2004 à 2011

Ingénieur informaticien de profession, il a étudié à l’université et à l’Institut des sciences de l`ingénieur de Montpellier (France).
Il a travaillé au sein de grandes entreprises françaises (IBM-France, le Groupe Pechiney, le Groupe Thomson et la compagnie aérienne Air Inter) avant de rentrer au Mali en 1984 pour travailler à la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT).
Militant dès sa création à l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA/PASJ), il devient après l’élection d’Alpha Oumar Konaré en 1992 secrétaire général de la présidence de la République.
Il est nommé ministre des Finances en 1993, ministre des Finances et du Commerce en 1994, de nouveau ministre des Finances en 1997 et ministre de l’Équipement, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Urbanisme en 2000 dans le gouvernement de Mandé Sidibé .
En janvier 2002, il démissionne du gouvernement pour se consacrer à la préparation de l’élection présidentielle. Il est en effet investi par l’ADEMA/PASJ comme candidat pour la succession d’Alpha Oumar Konaré. Arrivé en deuxième position au premier tour, il est battu par Amadou Toumani Touré au second tour avec un peu moins de 35 des voix.
Considérant avoir été lâché par le président Alpha Oumar Konaré, il quittera l’ADEMA/PASJ avec une partie des militants pour fonder l’Union pour la république et la démocratie (URD) en Juin 20033.
Soumaïla Cissé a été président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de 2004 à 2011 .
Le 18 septembre 2011, Soumaïla Cissé a été investi candidat de l’Union pour la république et la démocratie pour l’élection présidentielle malienne de 2012. Il sera ensuite reconduit pour défendre les couleurs de l`Union pour la République et la Démocratie à cette présidentielle qui s`est finalement tenue le 28 juillet 2013 par la faute du coup d`Etat du 22 mars 2012. Aujourd`hui, Soumaila Cissé est qualifié pour le second tour de cette élection pour avoir réussi à se classer 2è avec 19,44% derrière IBK, le candidat du RPM arrivé en tête avec 39,24%. Le dernier challenge opposera donc Soumaïla Cissé à IBK le 11 aout prochain.

L`UEMOA

L`UEMOA a été créée par un Traité signé à Dakar le 10 janvier 1994 par les chefs d’Etat et de gouvernement de sept pays de l’Afrique de l’Ouest ayant en commun l’usage d’une monnaie commune, le Franc CFA (Franc de la communauté financière d`Afrique). Ces pays étaient : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d`Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Le Traité est entré en vigueur le 1er août 1994, après sa ratification par les États membres.
Le 2 mai 1997, la Guinée-Bissau est devenue le 8e État membre de l’Union.
L’UEMOA est représentée par un logo symbolisant la croissance, l’union, la solidarité et la complémentarité entre les Etats côtiers et les Etats sahéliens.

Les leçons d`un échec

 Mais cette présidentielle de 2002 a permis à Soumaïla Cissé de poser des jalons pour le futur. D`abord, il a obtenu un score fort honorable au premier tour de la présidentielle, alors qu`il y avait pas moins de 24 candidats en lice dont plusieurs qui se réclamaient de son propre parti l`Adema.
Ensuite, il en tire des conclusions. L`Adema est en ruine, divisée, écartelée, faute d`un leader qui saurait rassembler. Ce parti a déjà subi plusieurs érosions, dont la plus grave aura été la création par l`ancien Premier ministre, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), en 2001, du RPM (Rassemblement pour le Mali). IBK a emmené derrière lui bon nombre de députés de l`Adema, et même si lui aussi est battu à cette présidentielle de 2002, aux législatives qui suivent, en juillet, son parti et une coalition dénommée Espoir 2002 raflent pas moins de 66 députés, face à une autre coalition dénommée l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD), coalition qui a pour chef de file l’ADEMA.
Pour Soumaïla Cissé, la situation est claire : peu d`avenir au sein de l`Adema, qui, bien qu`étant pour les Maliens un parti mythique et libérateur, semble s`étioler d`élections en élections. Et comme l`homme a la politique dans le sang, il n`attend pas plus d`un an pour créer son propre parti le 1er juin 2003, l’Union pour la république et la démocratie (URD).
Comme IBK en 2001, Soumaïla Cissé emmène derrière lui bon nombre de cadres de l`Adema.
Un mois après sa création, 17 députés rejoignent le nouveau groupe parlementaire de l`URD : quinze viennent de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), un vient du RPM d`IBK et un autre de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD), de Moussa Balla Coulibaly.
Soumaïla Cissé n`est pas président de l`URD en raison de son statut de fonctionnaire international à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), où il occupe à l`époque le poste de Commissaire du Mali.
Il a fait élire à la tête de son nouveau parti, Younoussi Touré, un ancien Premier ministre, originaire comme lui de la région de Tombouctou.
Dans un de ses premiers discours, Younoussi Touré réaffirme le soutien de l’URD à la laïcité de l’Etat, et évoque “un Mali fort, uni du nord au sud, de l’est à l’ouest, un Mali solidaire où les inégalités se réduiront de plus en plus, un Mali actif et productif où on n’attendra plus les aides extérieures”.
On l`aura compris : si Soumaïla Cissé crée l`URD, ce n`est pas pour faire de la figuration. Que peut-il viser, lui qui a tout été ? La présidence bien sûr.
Mais il connaît son pays et sait bien que lorsque le général Amadou Toumani Touré se présentera une seconde fois devant les électeurs en 2007, après un premier mandat de cinq ans, personne ne pourra le battre. Sagement, Soumaïla Cissé ne prendra pas le risque d`affronter ATT et ne se présentera pas à cette présidentielle. Son heure sera pour plus tard, en 2012, quand l`actuel président ATT ne pourra plus être candidat à sa succession en raison de la constitution malienne qui interdit plus de deux mandats consécutifs au président de la République.

Informations supplémentaires

 Arrêté le mercredi 18 avril 2012 par des militaires du Cnrdre, l’homme a subi la rage de ces derniers qui se sont pris à lui physiquement, avant d’aller l’enfermer dans leur « camp de concentration » de Kati. L’intervention des nouvelles autorités du pays, ainsi que l’Ambassadeur de France au Mali, a permis la libération des personnalités tant civiles que militaires par la junte, le vendredi 20 avril2012. Suite à cette libération, n’ayant pas repris totalement ses esprits, le candidat à l’élection présidentielle de l’Urd a été évacué en France pour des soins intensifs.Le dimanche 09 juin 2013, en présence des partis amis, des représentants des corps diplomatiques, des religieux, des familles fondatrices de Bamako, des 229 délégués du parti, des clubs de soutien a été portée à la connaissance, la candidature du parrain de l’UDR, Soumaïla Cissé à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013, approuvée par les 229 délégués (sur les 350 délégués attendus) lors de la 7e conférence nationale du parti tenue le même jour.Il est actuellement député de l`Assemblée Nationale du Mali et chef de l`opposition

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