L’Honorable Guédioma Sanogo à propos de la démission de quatre députés de la section RPM de Sikasso : “Nous avons démissionné parce que les postes clés sont occupés par des hommes qui n’ont aucune valeur de probité morale “

honorable-Guédiouma-sanogo-1-653x445En marge de l’inauguration des salles de classe de Fantéréla, l’Honorable Guédioma Sanogo, député élu à Sikasso, s’est prêté aux questions des hommes de média. Ainsi, il a mis l’occasion à profit pour faire la genèse du conflit qui secoue le Rpm dans la région de Sikasso.
Selon l’Honorable Guédioma Sanogo, sa présence à Fantéréla s’explique par l’inauguration d’un complexe scolaire qui a été offert au village par la Fondation Empower-Mali présidée par Niankoro Yeah Samaké. “En ma qualité de député issu de Sikasso, mais également de la commune de Kafolondougou, vous aurez compris qu’il fallait que je participe à cet évènement, pour qui connait l’importance de l’éducation dans la vie d’une nation ou d’un pays”, a précisé le député. En réponse à la question relative à sa lecture sur les différentes candidatures à la prochaine présidentielle, il a fait savoir qu’il est très difficile pour lui de faire une analyse plus approfondie de cette question, étant donné que tous les candidats ne sont pas encore connus. “Mais ce que je peux d’ores et déjà vous dire, c’est qu’en ce qui me concerne, il y a une chose qui est primordiale, c’est le Mali. Il faut placer les intérêts supérieurs du Mali avant toute autre considération. Donc, le moment venu, lorsqu’on aura connu tous les candidats et leur programme, je suis persuadé que moi-même, comme tous les autres Maliens, nous saurons nous prononcer sur la question”, a-t-il poursuivi. Par rapport à la question sur le bilan de la gouvernance, l’orateur a préféré ne pas se prononcer sur cette question car il estime qu’elle est délicate.
Convergence de vue sur les questions de développement entre Yeah Samaké et l’Honorable Guédioma Sanogo
En réponse à l’appel de Niankoro Yeah Samaké de rejoindre son parti, le Pacp, l’Honorable Guédioma Sanogo a été formel : “Cela me parait très difficile car moi-même j’ai mes ambitions pour ce pays. C’est vrai, il y a une convergence de vue entre lui et moi dans la mesure où il travaille sur le plan social, la preuve c’est le complexe scolaire qu’il vient d’offrir au village de Fantéréla. Moi également, depuis trois ans, je fais beaucoup de réalisations sociales dans le cercle de Sikasso. Je suis à mon cinquième pont dans le cercle. Je monte des projets générateurs de revenus pour les femmes du cercle, notamment la fabrication de savon. Je répare des systèmes hydrauliques des châteaux d’eau. De ce point de vue, il y a absolument convergence de vue entre lui et moi. S’il s’agit de se donner la main pour se mettre au service du peuple malien afin de réaliser de tels projets pour les Maliens, vous conviendrez que je ne peux que dire oui”.
Des incompréhensions au sein de la section Rpm de Sikasso
En ce qui concerne la divergence de vue entre lui et certains responsables du Rpm dans la région de Sikasso, l’Honorable Guédioma Sanogo dira qu’effectivement il existe des incompréhensions au sein du parti au pouvoir dans la 3ème région. Avant de faire la genèse du conflit. ” En fait, je viens du parti des Fare de Modibo Sidibé, j’ai été copté par le Rpm pour former une coalition pour avoir les sept députés de Sikasso. Tout le monde connait la contribution que j’ai apportée pour faire passer cette liste. Mais le fait est qu’une fois élu, au sein du Rpm à Sikasso, nous qui sommes venus d’autres formations politiques, avons eu le sentiment que nous n’avons pas été réellement acceptés “, a-t-il déploré.
Dans son réquisitoire, il a renchéri qu’ils ont été marginalisés car ils n’ont pas été toujours écoutés sur les questions liées à la vie du parti. ” Je pense que l’aboutissement de ce conflit a été véritablement la mise en place du bureau de la section Rpm de Sikasso. Nous avons voulu qu’il faille mettre les hommes qui incarnent les valeurs d’intégrité et de probité morale aux postes clés du bureau. Mais malheureusement, ces postes ont été occupés par des hommes qui n’incarnent pas ces valeurs. C’est ainsi qu’un groupe de quatre députés a décidé de démissionner du bureau pour dénoncer cet état de fait “, a-t-il martelé. Evoquant la question de la candidature, il a laissé entendre que cette candidature n’a rien de répréhensif à partir du moment où il a le droit de prétendre diriger ce pays au même titre que les autres candidats.
Boubacar PAÏTAO

Source: Aujourd’hui-Mali

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