Mali, les politiciens à la recherche des notoriétés perdues

URDLes maliens ont une défiance grandissante vis-à-vis de leurs hommes politiques et, au-delà, de leurs leaders.

 Cette crise de confiance est consécutive à une gouvernance dont l’impact sur les citoyens est faible avec pour résultat visible l’enrichissement des responsables et une classe dirigeante qui dans sa grande majorité est essentiellement préoccupée par elle-même ; qu’elle soit de l’Etat, des collectivités ou des communautés.

Il est question d’élire en 2018, si tout se passe bien d’ici là, un nouveau Président de la République. Avant de prendre une décision dans le secret des urnes, les politiciens s’en vont à la conquête de leurs notoriétés perdues. De l’intérieur comme à l’extérieur du pays, les allures de séduction ne cessent de se multiplier auprès de l’électorat déçu.

Moussa MARA du parti Yéléma « Changement » qui a instauré à son domicile des audiences populaires où il reçoit tout citoyen pour écouter les problèmes et soucis exprimés par les uns et les autres et essayer de les aider, n’a jamais cessé de marquer l’esprit du peuple de par sa disponibilité.

La collaboration avec les autorités religieuses, l’écoute de leurs préoccupations ont toujours été présentes chez l’homme. Le président du Parti Yéléma maintient de très bonnes relations avec les leaders coutumiers et religieux du Mali. Il est présent aux activités de toutes les religions et rencontres des leaders religieux. Cette disponibilité dont il dispose bien avant son accession à la tête de la municipalité en commune IV, constitue une chance pour lui.

Pour sa part, Modibo Sidibé du parti Fare, après la région de Kayes où il a remis des enveloppes moyennant des messages de soutien, il s’est rendu hors du pays pour renouer les contacts avec la diaspora.  Il s’agira alors de savoir si dans son marketing politique, l’homme est dans l’axe de conquête du pouvoir, ou toujours dans celui de la notoriété.

Avec des réalisations minimes qu’elles soient, le chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé, président de l’URD veut gagner la confiance des populations de l’intérieur du pays. Tout porte à croire, qu’il soit armé de beaucoup d’arguments pour consolider sa politique philanthropique.

Quant au président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, il demeure toujours coincé entre le marteau de la confiance du peuple malien et l’enclume des envahissantes personnalités politiques de Soumaila Cissé et de Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath.

Néanmoins, Il tient à sortir de sa reverse pour illusionner, cette fois-ci sans passer par des slogans creux mais en essayant de tenir ses engagements conformément au Cadre stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable du Mali (CREDD) 2016 – 2018, sur les huit mois restant.

Aujourd’hui, cette envie folle d’être sauvé conduit le président IBK à s’intéresser à ce document, présenté comme le cadre de référence du développement du Mali, répertoriant toutes les actions que le gouvernement s’est engagé à mettre en place entre 2016 et 2018. Ainsi, la visite de 48 heures dans la première région administrative du pays et celle prévue sur la région de Sikasso s’inscrivent dans ce cadre.

De toutes les façons, avant de prendre une décision dans le secret des urnes, moyennant sachets de thé ou places promises, le peuple malien du jour tient à s’assurer qu’il ne soit pas de nouveau, la victime de son choix.

Poulo/malinet.net

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