La Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon décernée à deux Béninois

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Trois ans jour pour jour après l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, à Kidal dans le Nord du Mali, RFI a attribué ce mercredi 2 novembre la troisième « Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon » à Cécile Goudou, journaliste, et Didier Guedou, technicien radio, à Cotonou, au Bénin.

Les deux lauréats ont été désignés après deux semaines de stage dispensé par l’Académie France Médias Monde à Cotonou, en partenariat cette année avec l’ORTB (Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin), auprès de 10 candidats journalistes et 10 candidats techniciens préalablement sélectionnés parmi plus de 220 dossiers de candidatures reçus.

Cécile Goudou, 31 ans, est titulaire d’un DES en journalisme de l’Ecole Supérieure Internationale d’Enseignement Technique (ESIET-Bénin). Elle est actuellement rédactrice au sein du service information de l’ORTB.
Didier Guedou, 22 ans, est titulaire d’un BTS métiers de l’audiovisuel à l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA). Il est actuellement technicien du son au sein du groupe de presse Eden TV et Diaspora FM.
Un diplôme a été remis à chacun d’eux. Cécile Goudou et Didier Guedou sont invités à Paris pour suivre une formation intensive en février 2016, à la fois en immersion à RFI, et au sein des établissements partenaires de la Bourse : l’Ecole de journalisme de Sciences Po et le centre de formation de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA).

Pour illustrer l’esprit de transmission qui anime cette Bourse, les lauréats ont reçu leurs prix des mains de leurs prédécesseurs malgaches de l’édition 2015, en présence d’Apolline Verlon, fille de Claude Verlon, d’Agathe Leroux, filleule de Ghislaine Dupont, et de Sidi Mohamed Dicko, lauréat technicien malien de la première édition.

Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient respectivement journaliste et technicien à RFI. Le 2 novembre 2013, alors en reportage sur les élections maliennes, ils ont été enlevés et tués, à Kidal (Mali). A ce jour, les responsables du crime n’ont pas été retrouvés, et les proches des victimes, ainsi que de nombreux journalistes, appellent à ce que la justice soit rendue. C’est en leur honneur et en date du 2 novembre que l’ONU a instauré la journée internationale pour la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes.

Rfi

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