Le ministre Boubou Cissé ne recule pas sur ses ambitions

Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’hôtel des Finances n’a baissé du moindre rotin les attentes financières qu’il repose sur le service des impôts pour cette année budgétaire 2019. Le ministre Boubou Cissé, selon nos sources, table sur plus de 700 millions de nos francs que la Direction générale ainsi que les différents centres et structures régionales sont tenus de boucler en se pliant en quatre.

Une véritable équation pour lesdites structures en charge de mobiliser les ressources, quand on sait que le contenu de l’assiette fiscale de 2019 a été consommé au tiers par anticipation pendant l’exercice précédent. En effet, nombre de grandes entreprises ont été sollicitées par les impôts aux fins de pouvoir boucler l’année budgétaire fortement affectée par les dépenses électorales. Les proportions de consommation des ressources par anticipation ont été du reste ouvertement reconnues par le ministre des Finances en personnes devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Paradoxalement, le gap n’a eu aucune incidence sur le cap fiscal assigné au service des impôts pour cette année 2019.

Le ministre Tiemoko Sangaré rapatrie les dépouilles des casques bleus Tchadiens

Comme en 2013 du temps de Yamoussa CAMARA, il est revenu à un ministre de la défense d’honorer le sacrifice des soldats tchadiens au nord-Mali en accompagnant la dépouille d’une dizaine d’entre eux tombée sous les balles d’éléments d’Aqmi. Fort probablement, le Pr Tiemoko Sangaré aura, comme il est d’usage, à prendre part à la cérémonie d’hommages solennels que les hautes autorités tchadiennes vont consacrer à ses illustres disparus. Le ministre malien de la Défense et des Anciens Combattants sera-t-il accueilli avec la même déconvenue que son prédécesseur Yamoussa CAMARA ? On se souvient, en tout cas, qu’une cérémonie similaire consacrée aux toutes premières victimes tchadiennes de la Minusma avait donné lieu à des propos aussi discourtois qu’humiliants pour un officiel malien de la part de la Première Dame du Tchad, qui en avait présidé la cérémonie. Dans son discours d’hommage aux soldats tchadiens, Mme Deby a poussé l’éloge et dépeint la bravoure de son armée au mépris souverain du respect dû à celle du pays d’accueil des différents contingents onusiens. Avec des allusions assez flétrissantes pour obliger le ministre-putschiste de l’époque, Yamoussa CAMARA, à baisser la tête et à renoncer à toute intervention publique.

La Rédaction

L’Essor

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