Almou Ag Mohamed de son retour de Kidal « le gouvernement de la République du Mali n’était pas invité comme un pays voisin »

12592532_1100844516625871_3663306620021837020_nAlmou Ag Mohamed, Porte-parole de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) de son retour du forum de KIDAL du 27 au 31 nous a accordé une interview ce samedi 2 avril 2016. Cette interview porte sur les recommandations issues du forum, la prochaine étape , les raisons de l’absence de la plate forme et du gouvernement etc.

M.K: Quelles sont les grandes lignes des recommandations issues du forum?

Almou : Il a été question pour nous (la Coordination des Mouvements de l’Azawad) de réitérer notre adhésion totale à l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger. La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) a recommandé pendant ce forum, la mise en oeuvre diligente et intégrale de l’accord, seul gage de paix au Mali.

M.K : Ce forum s’est passé dans des conditions d’incompréhension et de confusions. Pouvez nous édifier un peu ?

Almou : le forum s’est passé comme prévu, sauf le constat amère de la dernière minute : l’absence des responsables politiques et militaires de la plateforme. D’ailleurs l’invité principal qui était le gouvernement, n’a pas pu honorer son engagement aux derniers moment. Malgré tout le forum a comblé ses attentes.

M.K : Quelle sera la prochaine étape apres ce forum?

Almou : Le forum était le couronnement du processus d’Alger. Il a pleinement joué son rôle car toutes les populations ont répondu présent. Les populations aux noms desquelles la Plateforme répond, les populations aux noms desquelles la CMA répond, honorable Oumar MARIKO accompagné par son Secrétaire Général et d’autres invités des pays voisins.
On se félicite sur l’adoption de la loi sur l’autorité intérimaire par l’Assemblée Nationale. On espère avoir un consensus avec le gouvernement sur les modalités, les désignations et les pouvoirs qui leur seront confiés.

M.K : Et s’il s’agit de refaire le forum à la demande du gouvernement, allez vous accepter ?

Almou : Nous sommes ouverts à toutes les discussions. Pour le forum c’est clos, mais nous restons ouverts à toute autre forme de rencontre qui peut aller dans le sens de la mise en œuvre de l’accord et de la cohésion sociale. La CMA n’a jamais fermé les portes à la discussion et du dialogue.

M.K : Le gouvernement n’était pas le seul absent mais la plateforme aussi, quel sera votre rapport avec ce groupe armé après ce forum?

Almou : Avec la Plateforme nous avons toujours eu de bons rapports. Et nous espérons que ces bons rapports seront maintenus pour la bonne mise en œuvre de l’accord dans l’intérêt de nous tous.

M.K : Comment avez-vous réagi à l’absence du gouvernement au forum?

Almou : C’est dommage ! Mais les populations étaient là et c’était l’essentiel car on a parlé de l’accord, de la paix et de la cohésion sociale. L’essentiel n’était pas la présence de la CMA, de la Plateforme et ni du gouvernement, mais la présence de la population. Et heureusement cette condition a été remplie.

M.K : Que repondez à ceux qui pensent que le gouvernement malien est considéré comme un pays voisin à ce forum ?

Almou : Il a été invité comme le gouvernement de la République du Mali pas comme un pays voisin.

À suivre…….
Interview réalisée par Malick KONATE, Journaliste Reporter d’Image

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One thought on “Almou Ag Mohamed de son retour de Kidal « le gouvernement de la République du Mali n’était pas invité comme un pays voisin »

  1. Je demeure convaincu que l’aspiration réelle des rebelles n’a jamais été une quelconque partition du pays. IBK a été contraint d’accepter l’accord de coopération militaire avec la France et les accords d’Alger pour d’une part échapper à la justice française dans l’affaire “Tomi” et d’autre part pour une garantie de 2 eme mandat. Le MNLA et sa clique est un instrument de pression pr la Frane pour s’assurer l’attribution de l’exploitation de la mine d’uranium de faléa à AREVA. La MINUSMA sous les ordres de BARKANE servira à la sécurisation de l’ensemble de ces opérations.
    400 millions de cfa pour trois jours de bavardage n’est en réalité que le tout début d’une série d’arnaque formelle de haut niveau bien planifiée pour longtemps.
    Selon l’accord issu du processus d’Alger le cantonnement est un préalable à l’installation des autorités intérimaires, où en sommes-nous?
    Le subterfuge des rebelles en complicité avec la France est bien connu des maliens à présent. IBK et son équipe devra savoir jouer et se mettre au dessus de ces velléités politiciennes et prendre conscience des enjeux géostratégiques et économiques qui prévalent.
    Le Mali se trouve sous tutelle depuis juillet 2013 et pour combien de temps encore?