Arrestations des militants de l’Opposition à Mopti et à Bamako : Le FSD fustige le sabotage du processus de décrispation du climat politique en cours

Les arrestations en cours risquent de mettre les bâtons dans les roues quant à la décrispation du climat politique. Après la COFOP, le FSD a fustigé les récentes arrestations des militants de l’Opposition. Le front de Soumaila Cissé a mis le Premier ministre et son gouvernement en garde contre les atteintes aux droits et libertés des personnes.

Mamadou Methé alias ” le commandant Methé’’, Oumar Tapo alias Verges, Alou Badra Dembélé, président du mouvement Badenya Ton,… tous proches de l’Opposition sont arrêtés. Face à cette situation, le FSD exprime son mécontentement et crie à la violation des droits constitutionnels. « Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) exprime sa profonde inquiétude devant la vague de répression que le gouvernement abat sur les militants de l’opposition et de la société civile depuis la mi-février », peut-on lire sur le communiqué d’hier, dimanche 3 mars 2019.

A en croire le front du chef de file de l’Opposition, certains jeunes, dont Mamadou Methé alias «Commandant Methé », et Oumar Tapo dit Vergès ont été arrêtés à Mopti « sous le fallacieux prétexte de ” manifestation illégale non autorisée” et placés en détention à Sévaré ». Ce n’est pas tout, d’autres personnes ont été arrêtées dans la capitale malienne. « À Bamako, à la suite de l’interpellation, le 24 février 2019, du journaliste Gaoussou Diallo dit Ras dial, une quinzaine d’ activistes et de militants de l’opposition dont Badra Alou Dembélé, président de l’Association Badenyaton, membre du FSD ont été interpellés le 28 février, inculpés de ” troubles à l’ ordre public, incitation à la violence” et incarcérés à la prison centrale de Bamako », a précisé le communiqué signé par le directoire du FSD qui déplore aussi que plusieurs fidèles du Chérif de Nioro et le porte-parole de l’association ” Sentinelle” Aboubacar Diawara sont parmi les militants incarcérés.

Après les avoir condamnés fermement, le FSD affirme que ces arrestations à Mopti et à Bamako « préfigurent un plan mis au point par les autorités gouvernementales et sécuritaires pour étouffer toute contestation et bafouer les libertés démocratiques constitutionnelles ». Aussi, met-il en garde le Premier ministre et son gouvernement contre les atteintes aux libertés d’expression et de manifestations pacifiques.

Pour le FSD, ces arrestations des militants de l’Opposition sont un sabotage du processus de décrispation politique en cours. «Le FSD exige la libération immédiate des activistes et militants arbitrairement détenus à Mopti et Bamako », ont écrit les responsables du FSD dans leur communiqué.

Boureima Guindo

Le pays

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