Forum de Paris sur la Paix: le 2r3s anticipe pour la sécurité au sahel

cLe Reseau de Réflexion Stratégique sur la Sécurité au Sahel (2r3s) organise, en marge du Forum de Paris sur la Paix, un side-event sur les enjeux de la prévention et de l’anticipation au Sahel

En marge de la première édition du Forum de Paris sur la Paix, le 2r3s a réuni, le mardi 13 novembre 2018, dans les locaux de l’Agence française de développement (AFD), un ensemble de chercheurs, experts, formateurs, journalistes, et ONG œuvrant pour la sécurité et le développement au Sahel.

En propos liminaire, Jérôme Pigné, président du 2r3s, indiquait que l’objectif de cette conférence était « d’alimenter les réflexions en cours sur la plateforme MIPAS » (Mécanisme International de Prévention et d’Anticipation des situations de fragilité au Sahel et en Afrique de l’Ouest). « Il s’agit d’un projet de gouvernance novateur qui trouve toute sa place dans le cadre des échanges du Forum de Paris ». « Notre mission est de renforcer les liens de collaboration entre les acteurs de la réflexion, et les acteurs de la décision », a ajouté M. Pigné.

Puis, un panel de haut niveau a pris place pour débattre des enjeux de la gouvernance au Sahel. Étaient présents SEM l’Ambassadeur Jean-Marc Châtaigner, représentant spécial de la France pour le Sahel, Jacques Maire, député français et vice-président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le général Abou Tarka, président de la Haute Autorité à la consolidation de la Paix (HACP) au Niger, Arthur Germond, responsable adjoint de la division « Fragilités, Crises, Conflits » à l’AFD, François Grunewald pour le groupe URD (Urgence, Réhabilitation et Développement) et Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe), avec qui le 2r3s co-organisait l’évènement.

Les échanges ont rapidement convergé vers le thème principal du Forum de Paris, à savoir « Multilatéralisme pour un monde plus apaisé », et les sujets entourant la lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme ont largement dominé les discussions. Ce panel de haut niveau a permis de mettre l’accent sur la nécessité d’agir à différents niveaux de la gouvernance dans une logique de prévention des crises plutôt que dans la réaction aux situations de fragilité. Les participants ont félicité le 2r3s pour sa persévérance et sa volonté de créer un espace inclusif d’échanges entre les différents acteurs intervenant au Sahel.

L’Ambassadeur Châtaigner s’est réjoui de cette « formidable initiative africaine qu’est le G5 Sahel ». Le représentant spécial a, par ailleurs, préféré mettre l’accent sur les enjeux liés au développement, plutôt que sur les enjeux sécuritaires et militaires du G5 Sahel : « il faudrait aujourd’hui parler des
4 D » (Diplomatie, Défense, Développement et Droits). L’ensemble des panélistes se sont accordés pour dire qu’un effort doit être consenti pour travailler davantage en direction des populations et de la société civile. Le représentant de l’AFD, Arthur Germond, expliquait à son tour qu’à travers le Fond MINKA et l’Alliance Sahel, l’Agence encourage la prévention des conflits, l’analyse des situations locales et le besoin en matière de recherche et de connaissances.

Le 2r3s s’oriente désormais vers sa prochaine étape, le Forum de Bamako, qui se déroulera fin février au Mali.

Hamidou Elhadji TOURE

Pin It

Commentaires fermés