France: hommage aux victimes du terrorisme aux Invalides

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La France rend hommage ce lundi 19 septembre aux victimes du terrorisme. Une cérémonie qui se tient dans les jardins de l’intendant de l’Hôtel national des Invalides à Paris. Toutes les victimes françaises d’attentats terroristes sont invitées. La date n’a pas été choisie au hasard : le 19 septembre 1989, un avion DC-10 français de la compagnie UTA explosait en plein vol au-dessus du Niger tuant 54 Français. Cette année bien-sûr, un accent particulier sera mis sur les proches et les blessés des récents attentats qui ont frappé la France.

L’hôtel des Invalides à Paris accueille une cérémonie nationale ce matin, présidée par François Hollande en présence de plusieurs membres du gouvernement et de l’opposition. Toutes les victimes françaises d’attentats terroristes sont invitées, celles des drames de 2015, mais également celles du dernier attentat de masse à Nice, le 14 juillet 2016. Ces familles ont pris la parole dès le début de la cérémonie.

Selon certains, l’hommage a été préparé à la va-vite et l’Etat a oublié d’inviter des proches de victimes. Ainsi, les familles des victimes de l’attentat de Karachi, en 2002 au Pakistan, attribué à al-Qaida, n’ont pas été conviées. Onze Français qui travaillaient pour la Direction des constructions navales (DCN) sont morts.

Puis les associations de victimes se sont ensuite adressées aux politiques. Ce sont ces associations qui sont à l’origine de cette journée : la Fenvac et l’association des victimes françaises du terrorisme (AVFT). Organisée depuis 18 ans par des associations, elle prend cette année une dimension particulière.
Puis les noms des victimes ont résonné. Un à un… pour se souvenir des hommes et femmes, devenus victimes, pour honorer leur mémoire, pour ne pas oublier l’horreur.

Les membres de la famille Charrihi, victimes de l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, arrivent aux Invalides ce 19 septembre 2016.
Eric FEFERBERG / AFP
Un pays très meurtri sur son sol ces derniers mois par une succession d’attaques terroristes.

7 janvier 2015: la rédaction de Charlie Hebdo décimée

Comme tous les mercredis, l’hebdomadaire Charlie Hebdo est en kiosque. Deux hommes encagoulés, les frères Kouachi, pénètrent dans les locaux du journal satirique, rue Nicolas-Appert, près du boulevard Richard-Lenoir, dans le XIe arrondissement de Paris, et se mettent à tirer sur l’équipe avec des kalachnikovs. Douze personnes sont tuées, dont huit collaborateurs de Charlie Hebdo. Les frères Kouachi seront abattus quelques jours plus tard.

8-9 janvier 2015: attaque à Montrouge et prise d’otages

Le vendredi 9 janvier, après avoir abattu une policière municipale à Montrouge la veille, Amedy Coulibaly lance une prise d’otages dans un magasin Hyper Cacher situé porte de Vincennes, dans l’est de Paris. Il tue quatre personnes avant d’être abattu par les forces de police. Le groupe Etat islamique revendique l’attaque.

19 avril 2015: l’attentat manqué de Sid Ahmed Ghlam

Sid Ahmed Ghlam, étudiant en informatique de 24 ans, est arrêté dimanche 19 avril dans le XIIIe arrondissement de Paris, après avoir appelé le Samu pour une blessure par balle. La police le soupçonne d’avoir projeté une attaque terroriste contre deux églises de Villejuif (Val-de-Marne). Il aura fait une victime: Aurélie Châtelain, 33 ans, retrouvée morte dans sa voiture. La jeune femme a été abattue alors qu’elle tentait de résister au vol de sa voiture.

26 juin 2015: le patron d’un chauffeur-livreur décapité

Yassin Salhi, chauffeur-livreur, décapite son patron, avant d’envoyer un «selfie» avec la tête de sa victime à Sébastien Yunes, un jihadiste français se trouvant en Syrie. Et de l’exposer avec un drapeau du groupe EI sur le grillage d’une usine de produits industriels à Saint-Quentin-Fallavier, dans l’Isère. Avant de provoquer une explosion en lançant sa camionnette contre des bonbonnes de gaz. L’organisation EI revendique l’attaque.

21 août 2015: un train Thalys passe près de la catastrophe

Le jeune Marocain Ayoub El Khazzani tente de perpétrer un massacre à l’arme lourde dans un train Thalys reliant Amsterdam à Paris. Son arme s’enraye, et plusieurs passagers le maîtrisent, grâce notamment à l’intervention de deux militaires américains présents dans le train. François Hollande remet la Légion d’honneur à quatre hommes. L’assaillant est arrêté par la police.

13 novembre 2015: les attentats de Paris et Saint-Denis

Vendredi 13 novembre, aux alentours de 21h20, une série de sept attaques est lancée par des commandos terroristes à Paris, notamment lors d’un concert au Bataclan, et à Saint-Denis, en marge d’un match de football entre la France et l’Allemagne. 129 personnes perdent la vie, 300 sont blessées, dont 99 grièvement. La tuerie est revendiquée par le groupe Etat islamique. Sept terroristes trouvent la mort. Quelques jours plus tard, l’organisateur présumés des attaques, Abdelhamid Abaoud, trouve la mort avec d’autres personnes dont sa cousine dans un assaut policier à Saint-Denis.

13 juin 2016: deux policiers sont abattus dans les Yvelines

Jean-Baptiste Salvaing, un policier de Magnanville âgé de 42 ans, près de Paris, ainsi que sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, employée au commissariat de Mantes-la-Jolie, sont assassinés chez eux à l’arme blanche par un jihadiste de 25 ans, Larossi Abballa. Le jeune homme revendique son action sur Twitter et Facebook au nom de l’EI. Il est finalement tué par le Raid.

14 juillet 2016: massacre sanglant sur la promenade des Anglais

A Nice, vers 23 h, pendant le feu d’artifice du 14-Juillet, un camion fonce dans la foule réunie sur la promenade des Anglais pour l’évènement. Pendant deux kilomètres, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien domicilié à Nice, roule sans s’arrêter, tuant 86 personnes et faisant des dizaines de blessées. L’individu, âgé de 31 ans, est abattu par la police. L’attentat est revendiqué le 16 juillet par l’organisation terroriste État islamique.

26 juillet 2016: un prêtre normand égorgé pendant sa messe

A Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, pendant la messe, deux islamistes radicaux, Adel Kermiche et Abdel Malik Nabil-Petitjean, égorgent le père Jacques Hamel et blessent grièvement un paroissien. Les assaillants retiennent ensuite trois autres fidèles en otages avant d’être abattus par les forces de l’ordre. L’acte est revendiqué le jour même par l’organisation EI.

Rfi

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