Huit (8) mois d’arriérés de salaire : Les cheminots en colère

trainPour réclamer leurs arriérés de salaires, les cheminots, appuyés par le collectif « Sauvons les Rails », après avoir été empêchés par la police de tenir leur sit-in devant la Direction du chemin de fer, l’ont tenu dans la cour du ministère du Transport et du désenclavement, hier, lundi 8 octobre 2018.
Initialement prévu devant la gare du train voyageur, le sit-in des cheminots a été empêché par les policiers sous prétexte que ce n’était pas autorisé. Cela ne les a pas découragés ; ça leur a même permis de redoubler d’effort et d’aller plus loin. Le lieu plus approprié qu’ils ont trouvé pour se plaindre, c’est chez le ministre du Transport et du désenclavement, Zoumana Mory Coulibaly.

Ils étaient des dizaines à être présents dans la cour de ce département ministériel où ils comptent résoudre leur problème qui n’a que trop duré. « Nous ne pouvons plus supporter ! Payez nos huit (8) mois d’arriérés de salaire ! », criaient les cheminots pour se faire entendre par Zoumana Mory Coulibaly. Ils sont soutenus par les membres du collectif « Sauvons les Rails » qui scandaient à leur tour : « Il faut le redémarrage du train voyageurs et pour cela, il faut que les cheminots soient mis dans leurs droits ».

Pour Moussa Sissoko, porte-parole des cheminots, ils ont trop attendu leur salaire et ne peuvent plus patienter. « Nous sommes aussi des chefs de famille. Nous avons des femmes et des enfants et cela fait huit (8) mois que nous n’avons pas touché notre salaire. Trop c’est trop, on ne plus attendre », nous confie-t-il.

Quant aux membres du collectif « Sauvons les Rails », munis d’une banderole sur laquelle est écrit : « Une promesse non tenue. La relance des chemins de fer du Mali, une impérative pour la survie de la région de Kayes », ils réclament le redémarrage du train voyageur. Cet arrêt de train voyageurs joue beaucoup, selon eux, au développement de la région de Kayes.

Là-bas aussi, en plein sit-in, les éléments du 14ème arrondissement ont fait irruption dans la cour pour mettre fin à la manifestation.

Informé de la situation, le ministre Zoumana Mory Coulibaly a reçu une délégation des cheminots afin de recevoir leurs doléances et éventuellement tenter de trouver une solution définitive à leur problème.

En tout cas, les cheminots affirment être déterminés à se faire entendre, jusqu’à ce qu’ils soient mis dans leurs droits.

Boureima Guindo

 Le pays

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