Lancement des activités de la Coalition contre la partition du Mali (IGDAH – MALI TÈ TILA) Discours de Abdel Kader Maïga, président de la Coalition

45463604_341619963309024_1028729419981651968_nMesdames et Messieurs de la Presse, distingués invités, En vos rangs et qualité soyez les bienvenus au lancement des activités de la Coalition contre la partition du Mali (IGDAH – MALI TÈ TILA). IGDAH en Bellah qui signifie ça suffit, Stop et MALI TÈ TILA, en bambara, signifie que le Mali ne sera pas partitionnée et balkanisé. Depuis 2015, des associations comme Gao Lama Borey, des partis politiques, des personnalités n’ont cessé de clamer haut et fort que l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger renferme les germes de la partition du Mali.

Malgré toutes les campagnes d’explications fournies à travers des argumentaires logiques et cohérents, le gouvernement malien et la communauté internationale n’ont rien voulu comprendre, ni même daigner chercher à comprendre les désidératas d’une bonne de la grande frange de la population malienne. De sources concordantes, nous savons que des diplomates ont entretenu l’idée de la partition du Mali en ces termes : « nous allons vous débarrasser du Mali » ou « nous allons vous libérer de ce peuple ».

Nous savons également que des artisans de la partition du Soudan sont présentement au Mali pour leur expertise en la matière. Lorsque des diplomates, comme Yves Le Drian (à l’époque Ministre de la Défense français) parlent de deux peuples au Mali, ou de territoire du nord Mali, nous sommes en droit de nous poser la question depuis quand le Mali a deux peuples ou deux territoires ? Ce qui sous-entend une manipulation pernicieuse de l’opinion nationale et internationale afin de faciliter la partition du Mali. C’est pour cela que la définition du terme Azawad a été introduite dans l’accord pour le lui conférer les caractéristiques d’un peuple à parte nation en lui attribuant une dimension historique, socio-culturelle et géographique au détriment de la réalité que connaissent les régions du nord-est du Mali depuis la nuit des temps.

Le 15 mai 2015, lors de la signature de l’accord pour la paix, le président de la république du Mali, parlant visiblement avec tout son cœur, disait : « aucun cadre de ce pays, aucun fils du Mali n’oserait brader ce pays… »Est ce une intuition personnelle ou une preuve dissimulée qu’il voulait déballer au monde. Faute de courage perçu dans la suite des actes, nous n’en saurons pas plus de sa part, mais les mots en disent long compte tenu de la solennité du contexte. Tout en saluant respectueusement son Excellence Christian Rouyer, ancien ambassadeur de France au Mali, qui a été relevé précipitamment de ses fonctions à cause de ses convictions profondes et le fait de déconseiller la France à ne pas se mêler de la crise malienne en complicité avec les irrédentistes indépendantistes.

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères de la France, a clairement démontré leur accointance avec le MNLA. D’où l’idée de cantonner l’armée régulière les Forces Armées et de Sécurité maliennes qui s’est se sont battues au sol pour libérer toutes les villes, sauf Kidal où elles seront interdites d’accès. Le 20 juin 2015, l’accord a été de nouveaux signé en annexant des doléances de la rébellion encore méconnues du peuple malien, alors que douze (12) pages de réserves du Gouvernement malien avaient été vertement rejetées. Pourquoi deux poids deux mesures dans le règlement du conflit malien ? Le Pour couronner cette mise sous tutelle de notre Etat, le 15 octobre 2018, le gouvernement du Mali a signé un pacte pour la paix au Mali avec les Nations Unies. Pacte dans lequel le Mali est le seul à s’engager.

Les bandits armés ou mouvements armés ont simplement pris la température de la mesure. Pour la énième fois l’accord est violé, pour la énième fois il n‘y a d’inclusivité et pour la énième fois le gouvernement malien se fait pendre pour des raisons que le peuple ignore. D’où une certaine croyance à la théorie du complot à travers une forte pression notoirement perceptible sur le gouvernement du Mali. Pression endogène car appliqué par les forces étrangères au Mali et la pression exogène qui serait commanditée des chancelleries de certaines puissances. Illustration : Alinéa 7 du pacte pour la paix : En cas de divergence, dans la mise en œuvre de l’accord, les décisions et les arbitrages de la Médiation internationale auront un caractère exécutoire en vue d’accélérer la mise œuvre dudit Accord, conformément à l’article 52.

Nous invitons à lire l’article 52 de l’accord d’Alger et éclairer notre lanterne sur le statut juridique de la médiation internationale : elle est le garant politique de l’Accord et du respect de ses dispositions par les Parties, par l’offre de bons offices, de conseil, et de recours politique et moral en cas de graves difficultés d’application. Qu’est ce qui garantit alors le caractère impartial, la neutralité et la confidentialité de la médiation ? Nous voilà pour la énième fois dans un piège grave et impitoyable dans lequel on nous engage pieds et poings liés. Réveillez vous chers compatriotes ! Le 3 octobre les maliens Maliens ont découverts sur les réseaux sociaux un document intitulé : projet de loi N°2018 – …/ AN-RM portant création des circonstances administratives en république du Mali. A l’analyse de ce document, nous retenons que nos appréhensions sont maintenant fondées. Mesdames et Messieurs de la Presse, distingués invités ; En se focalisant sur prétextant l’accord, des forfaits sont encore en passe de se produire sans discernement.

Est ce une priorité d’aller à une réorganisation administrative et territoriale ? Pendant que les régions créées depuis 2012 sont toujours non opérationnelles, pourquoi en rajouter ? Pourquoi attendre une fuite sur les réseaux sociaux pour enfin se décider à publier avouer l’existence d’un tel projet sulfureux ? Pourquoi le projet est annoncé en conseil de ministre alors que les termes de références ne sont même pas en étude ? Un tel projet nécessite toujours une étude préalable, où en sommes nous ? L’accord ne parle nullement de réorganisation administrative et territoriale par ethnie ou par leader de groupes armés. Comme à l’accoutumée, des décisions bâclées, prises en catimini pour mettre le peuple devant le fait accompli. S’était C’était le cas pour les autorités intérimaires, la mise en place des organes de l’accord et la révision constitutionnelle.

En parlant de révision constitutionnelle, restons vigilants, car des formations et des sensibilisations sont offertes afin de préparer le terrain. Au regard de tout ce qui précède, nous demandons solennellement de retirer le projet unilatéral et dangereux pour nos Régions. Aucune consultation n’est nécessaire avant l’étude préalable l’opérationnalisation de l’existent. Préoccupés par les menaces de partition du pays qui prennent de plus en plus corps, Nous associations, société civile, maliens Maliens de la diaspora, personnalités indépendantes, leaders d’opinions, avons lancée une Déclaration et créé, au cours d’une Assemblée Générale tenue à la Bourse du Travail de Bamako le samedi 27 Octobre 2018, une Avons décidé de la création de la coalition dénommée Coalition contre la partition du Mali (IGDAH – MALI TÈ TILA).

IGDAH, qui agira à travers un composé d’un directoire, 8 commissions opérationnelles et 4 commissions techniques. L’adhésion est libre et gratuite. Sans désemparer, nous mettrons en œuvre des actions tells : -Des publications, des communications, des conférences, points de presse, comme ce que nous entreprenons actuellement ; Des interviews et débats radios et télés ; Des messages, rencontres et conférences de sensibilisation et de formation à l’intention des Citoyens maliens sur les contenus, enjeux et implications de l’Accord d’Alger ; -Des courriers et contacts avec les autorités locales et nationales, les chancelleries, et les organismes de la communauté internationale ; -Des meetings, marches, sit-in, -Toutes autres actions pertinentes propres à atteindre les objectifs vises par la Coalition, dans le cadre des lois maliennes. Merci beaucoup à vous ! Vive Le Mali, Un et Indivisible ! Un Peuple, Un But, Une Foi ! Pour la Caolition contre la partition du Mali (Igdah – Mali tètila)

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