Mine de Morila : Une fermeture concertée et des perspectives annoncées

12524409_10209038300224755_277663020905347505_n

Comme toutes choses, les mines ont également une vie. Elles naissent, se développement et finissent par s’épuiser. Celle de Morila située à 280 km au sud-est de Bamako en est à la troisième phase. Cette mine d’or appartient à un consortium qui comprend Randgold Resources (40 %), Anglogold Ashanti Ltd (40%) et l’État malien. L’exploitation a officiellement commencé en 2000 et a atteint en mars 2016 une production de 209 T d’or métal sur une superficie de 1 250 ha.

C’est dans le cadre de la visite des structures relevant de son Département et du suivi des mesures d’accompagnement et d’alternative économique que le Ministre des Mines M. Cheickna Seydi Ahamadi DIAWARA a la tête d’une forte délégation, s’est rendu aujourd’hui 27 mars sur le site de l’exploitation de Morila puis le nouveau gisement satellite de Domba dans la commune de Sanso et le cercle de Bougouni.

Sur place, la délégation a été accueillie par le corps constitué local dont le Préfet, le Président du conseil de cercle de Bougouni, le sous préfet de Sanso, les les autorités régionales du secteur et les élus des communes riveraines.

Avec la fermeture annoncée de la Mine prévue initialement en 2014, repoussée à 2017 puis en avril 2019 entrainant la réduction du personnel constitué aujourd’hui de 815 salariés tous maliens (1 298 agents au départ), la société a conçu un projet agrobusiness déjà selon Adama KONE, Directeur Général de Morila SA.

Ce projet qui a déjà inspiré la Mine de Loulo dans la région de Kayes à travers la formation de 100 jeunes, comprend quatre volets: l’aviculture, la pisciculture en cages, l’apiculture et une plantation de mangues de près de 9ha.

Le volet avicole porte sur 2 500 poulets de chair qui produisent 110 alvéoles d’œufs par jour entièrement commercialisées. La miellérie comporte 100 ruches de miel alors que la ferme piscicole contient 12 cages d’une capacité de 12 000 alevins.

Tout le processus de la fermeture de la mine est supervisé par une Commission de fermeture présidée par le Secrétaire Général du Ministère des mines. Le projet agrobusiness et piloté par une coopérative dans laquelle la communauté au delà des nombreux emplois générés, obtiendra 30% des bénéfices, les anciens travailleurs 10%, Morila Association 55% et 5% pour les entreprises agro-industrielles.

Au cours des quinze dernières années, Morila a contribué à hauteur de 983 milliards fcfa à l’économie malienne sous la forme de dépenses directes dans le pays y compris plus de 1,1 milliard de dollars versé à l’Etat malien à travers des dividendes, des droits de douane et autres impôts.

En terme de développement communautaire, quelques 5,6 milliards fcfa ont été versés au titre des patentes, 50 à 70 millions de fcfa par an sont accordées aux communes riveraines, plus de 30 forages ont été réalisés ainsi que l’aménagement de 40 ha de plaine rizicole aux femmes de Morila et Finkola. La société a donc investit de façon exceptionnelle dans l’environnement, l’éducation, le culte (mosquée), les infrastructures, l’information (Equipement entier de la radio sanso) l’humanitaire et la santé (vih sida et paludisme) notamment.

Les représentants des populations de Morila et des villages environnants ont témoigné des efforts consentis par le Directeur Exécutif de Randgold Ressources M. Mark Bristow et la Direction Générale de la Mine dans le domaine du développement local notamment dans les zones de Sanso, Finkola, Domba et Morila. La mine rencontre mensuellement les représentants des populations.

Une centrale électrique avec une capacité de production de 23 à 30 Megawatt alimente la mine de Morila et le village de Sanso en attendant un preneur potentiel pour l’exploiter dans la zone. Un système de pompage de 20 000 litres d’eau par jour en pipeline de 28km est au cœur de l’ensemble du dispositif.

Quant au projet Domba qui se trouve dans l’emprise du permis de Morila SA, ses réserves en minerais sont estimées à 400 526 tonnes pour 1,4 T d’or métal. Son exploitation prévisionnelle d’une durée de 4 mois aurait dû démarrer en octobre 2015. Cependant des obstacles persistent. En effet, un accord est en négociation depuis plusieurs mois avec les communautés locales à travers des consultations publiques impliquant les élus locaux.

Les populations de Domba sont par exemple opposées au déplacement de 26 ménages touchés par le projet nonobstant une batterie de mesures d’accompagnement et de compensations assorties de l’étude d’impact environnemental et social (EIES). Pour financer cet volet Morila SA a dégagé un budget de 352 millions de fcfa.

Au cours de la visite, le ministre DIAWARA s’est rendu auprès des notabilités et des populations des villages de Sanso et de Domba auxquelles il a transmis les salutations du Président de la République, du Premier ministre et du Gouvernement avant d’échanger autour de la culture du bon voisinage et du dialogue avec la mine dans ses activités actuelles et dans ses perspectives. Ces perspectives sont entre autres Domba et Ntiola pendant que les populations restent attachées au développement de l’agriculture.

Cellule de Communication
Ministère des Mines

Pin It

Commentaires fermés