Ministère des Mines : Forum sur la contribution des mines dans le développement communautaire dans le cercle de Kéniéba, Région de Kayes

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Le Ministre des Mines M. Cheickna Seydi Ahamadi Diawara a procédé ce jeudi matin à Kéniéba (481 km de Bamako, Région de Kayes) en compagnie de son homologue en charge des Maliens de l’Extérieur, Dr.; Abdramane Sylla, à l’inauguration d’un Atelier portant sur la contribution des sociétés minières dans le développement communautaire dans le cercle de Kéniéba.

Cette importante rencontre regroupera deux jours durant, les représentants de l’Etat, des collectivités, des sociétés minières et plusieurs partenaires du secteur. Il vise à promouvoir une approche consensuelle et durable des volets du développement communautaire au bénéfice des populations riveraines des exploitations minières.

Les travaux dudit atelier aborderont plusieurs thématiques dont : la prise en compte des Plans de Développement Economique et Social et Culturel de Kéniéba par les sociétés minières, le rôle des acteurs et les stratégies à adopter pour le développement durable de la zone minière de Kéniéba et l’apport des Partenaires Techniques et Financiers dans la mise en place de stratégies de développement communautaire.

En effet, le Mali, comme d’autres pays en développement, fonde beaucoup d’espoir sur son industrie extractive. Le pays compte aujourd’hui dix mines aurifères en exploitation, réparties entre trois zones minières (Kayes, Koulikoro et Sikasso).

En 2014, la valeur totale des exportations d’or a atteint 863 milliards de FCFA soit plus de 70% des recettes d’exportation totale du pays, avec une contribution au budget national de 254,3 milliards, soit 25% des recettes budgétaires hors emprunt et dons et une contribution de 8% au PIB.

Lors de la visite du ministre des Mines sur le site de Fekola le 14 février 2016, il a été fait le constat que malgré l’existence de cinq mines d’or dans la région de Kayes, parmi lesquelles trois sont situées dans le cercle de Kéniéba, malgré les budgets importants alloués au développement communautaire (environ 1.179.694.000 F CFA pour l’ensemble de la région dont 1.010.572.000 F CFA pour le cercle de Kéniéba en 2014 selon les rapports des sociétés minières) et malgré la perception en 2014 de montants significatifs par les collectivités territoriales en termes de patentes (2.503.000.000 F CFA en 2014 pour l’ensemble de la région dont 2.000.000.000 F CFA pour le cercle de Kéniéba selon les données de la Direction Générale des Impôts), les attentes des communautés locales, notamment par rapport à la contribution de l’industrie minière dans l’amélioration du niveau de vie socio-économique(éducation, formation, création d’emplois, réalisation d’infrastructures), ne sont toujours pas comblées.

Il faut aussi rappeler que depuis l’adoption en 1999-2000 de la loi sur la décentralisation, qui s’est traduite par l’élection des conseils communaux, des Conseils de cercle et des Conseils de région, le développement des entités respectives et la délivrance de service de base aux populations (santé, éducation, eau, assainissement, etc.) relève de la responsabilité des élus des collectivités territoriales décentralisées.

De ce fait les organes délibérants (conseils élus) et exécutifs (Maires et Présidents et leurs adjoints) sont des acteurs et des interlocuteurs incontournables de tous ceux qui pour une raison ou une autre injectent des ressources dans le développement sur ces territoires. Les sociétés minières doivent en conséquence élargir leur approche de développement communautaire en tenant compte de cette nouvelle catégorie de gestionnaires publics.

L’atelier de Kéniéba vise à renforcer le processus de dialogue entre les communautés riveraines et les entreprises minières en matière de développement communautaire. Il s’agira de déterminer les modalités d’adaptation de la main d’œuvre locale aux besoins des sociétés minières, arrêter des mécanismes d’adaptation des efforts des entreprises et du Gouvernement aux besoins prioritaires des communautés riveraines, définir un cadre adéquat d’utilisation des patentes versées aux entités locales, établir le lien entre l’activité minière et le développement économique, déterminer un cadre de dialogue et d’échange francs entre les parties prenantes, arrêter un schéma cohérent d’utilisation simultanée des terres pour l’activité minière et l’agriculture, déterminer les modalités de compensation/dédommagement pour les pertes ou dommages occasionnés par les activités minières et définir une stratégie de développement communautaire.

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