Niger: la malnutrition infantile continue de faire des victimes

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Au Niger, beaucoup d’enfants continuent de ne pas se nourrir à leur faim. Le taux de malnutrition aiguë des enfants se situe toujours autour de 15%, le seuil d’urgence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les régions les plus touchées sont celles de Maradi, Zinder et Tahoua. Depuis le début de l’année, 176 000 enfants ont été traités par les services de santé, selon l’ONU.

Nous sommes à l’hôpital Poudrière à Niamey, précisément au centre de récupération des enfants en situation de malnutrition aigüe. Ce matin, sur les 26 lits que compte le centre, 25 sont occupés. Une jeune femme a amené ici sa petite fille de 11 mois : « Elle a été admise pour malnutrition. A la maison, elle refuse de s’alimenter. Chaque fois que je lui donne à manger, elle n’en veut pas, mais ici, elle commence à se nourrir. »

La responsable du centre évoque des facteurs multiples conduisant les enfants a être reçus à l’hôpital Poudrière à Niamey : « Il est maigre, et il a une autre maladie associée, soit le palu, soit la déshydratation, soit une bronchiolite. Donc, vous voyez, son organisme est affaibli, tous les autres organes aussi sont affaiblis. C’est vraiment un malade grave qui demande plus d’attention. »

Médecins sans frontières fait partie de ces ONG qui appuient l’Etat dans le cadre de la prise en charge de la malnutrition. MSF intervient à Tahoua, à Maradi et Zinder. « Il y a certains enfants qui arrivent, c’est vrai, dans un état déjà grave avec des défaillances de plusieurs fonctions, et malheureusement, malgré toute la bonne volonté et tout ce que l’équipe met en place, on n’arrive pas à les sauver », déplore malheureusement l’une des responsables de l’ONG.

La période des soudures, c’est-à-dire l’épuisement des récoltes de l’année dernière, correspond à celle où l’on a enregistré le plus de cas de malnutrition.

Rfi

 

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