Révision constitutionnelle : Les mouvement signataires de l’accord s’impliquent pour la réussite du processus

Le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, a présidé, jeudi dernier, à la Maison des aînés, la clôture de l’atelier dont le thème était : « Interactions sur la révision constitutionnelle et l’Accord ». La rencontre était initiée par les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, en partenariat avec la MINUSMA.
Durant trois jours, la session a réuni plusieurs dizaines de participants dont des experts, des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), de la Plateforme et d’autres mouvements.
la Plateforme, la CMA et les représentants d’autres mouvements ont jugé nécessaire, dans le cadre des différentes échéances en vue, de se retrouver pour poser les questions du moment, notamment celles relatives à la révision de la Constitution. La problématique, selon les initiateurs de l’atelier, c’est de poser clairement la question de la Constitution face aux défis des accords politiques et rappeler aussi que la nécessité de cette révision constitutionnelle fait partie des préoccupations des mouvements signataires ; mais aussi de celles de l’ensemble des populations du pays.
Livrant ses impressions à l’issue des travaux, Moussa Ag Attaher de la CMA et non moins membre du Comité de suivi – évaluation de l’Accord, a indiqué que pendant ces trois jours, les participants ont fait un travail à la hauteur de ses attentes.
De même, il a apprécié la qualité des experts constitutionnalistes et des autres spécialistes des questions de développement qui ont donné aux participants les informations nécessaires à une meilleure compréhension des enjeux liés à la révision de la Constitution. « Aujourd’hui, nous sortons avec un document qui nous paraît assez intéressant et qui restera à peaufiner, à finaliser et qui sera un document que nous allons discuter avec le Comité d’experts en vue d’apporter à cette structure la vision, les propositions et les suggestions des mouvements signataires de l’Accord pour une prise en compte des préoccupations des uns et des autres », a assuré le responsable de la CMA.
Pour le représentant de la Plateforme, Azaz Ag Loudag Dag, les participants à cet atelier n’appartiennent pas qu’aux mouvements et ne défendent pas que l’Accord. Pour lui, ils ont aussi réfléchi en tant que Maliens et ont fait des observations qui ne sont pas des points qui sont inscrits dans l’Accord, mais des sujets qui peuvent certainement améliorer la coexistence et la cohésion pacifique au Mali.
« Nous avons listé toutes les préoccupations qui sont dans l’Accord, qui ne peuvent pas être prises en compte dans la Constitution, mais qui pourraient être éventuellement traitées dans les différents textes. Il s’agit des choses à mettre dans des lois ordinaires, dans des lois organiques, des choses à prendre par décret, par arrêté, par note de service ou par ordre de mission ; là ce sont des mesures administratives règlementaires », a-t-il précisé.
Quant au ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, il a indiqué que le débat sur la réforme de la Constitution et des propositions doivent venir de l’ensemble des acteurs.
Pour Lassine Bouaré, la révision constitutionnelle et l’Accord se retrouvent pour la simple raison qu’il y a des points qui sont abordés dans ce document et qui ne peuvent être mis en œuvre qu’à travers une révision de la Loi fondamentale. En outre, a-t-il argumenté, cette révision de la Constitution permet de prendre en compte plusieurs autres préoccupations qui ne sont pas littéralement décrites dans l’Accord, mais qui permettent tout de même d’améliorer la gouvernance de façon générale.
« Je fais une appréciation positive de cette initiative que j’ai vivement encouragée, parce que le débat sur la réforme de la Constitution et les propositions doivent venir de l’ensemble des acteurs. Etant entendu que les mouvements signataires de l’Accord et ceux qui participent à sa mise en œuvre doivent se faire une religion, et au-delà, qu’ils aient une capacité de propositions pour être à la hauteur des attentes qu’on peut placer en eux. A savoir, être des acteurs importants, de construction et de propositions », a souhaité le ministre Bouaré.
Djibril TRAORE

 L’Essor

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