Sécurité des personnes et des biens : Comment restaurer la confiance entre agents et populations

1816874_5_23e7_une-patrouille-de-la-police-malienne-le-13_00cabd233cc11e66198f042b4fc5261aLe Ministre de la Sécurité et de la protection civile, Colonel Salif Traoré était face la presse dans la grande salle de conférence de son département, le 17 Novembre 2015. Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire du pays. C’est-à-dire, l’insécurité que vivent les populations, les tracasseries des agents sur les populations, le manque de pièces d’identité, etc. Bref, voir comment restaurer la confiance entre les forces de police, de la gendarmerie et de la garde nationale et les  populations.

Face à tous ces soucis, le nouveau patron de la sécurité et de la protection civile, veut changer les méthodes d’actions. « Pour relever le défi de la sécurité, il s’agit pour nous de changer les façons de formations des agents, de trouver les moyens d’équipements pour eux, restaurer la confiance entre eux et les populations. Mais, impossible de sécuriser les populations sans elles-mêmes. La sécurité,  c’est d’abord les populations elles mêmes, ce sont elles qui peuvent nous permettre de réussir en collaborant», explique le colonel Salif Traoré. Après la résolution de la crise de passeports qui est obtenue sans difficulté aujourd’hui, indique colonel Salif Traoré, nous allons nous attaquer à court terme à celle des cartes d’identité.

Par rapport aux tracasseries, il a dit qu’elles cesseront quand les populations accepteront de ne pas payer mille FCFA sans reçu, quand elles admettront de défendre leurs droits. Comment voulez-vous que ça change si les usagers se disent tout le temps pressé, arrangent la situation sans demander de reçu en contre partie? Impossible, car l’argent ne part dans la caisse de l’Etat. Autre stratégie mise en place par Colonel Salif Traoré, la création au sein de son département d’un centre  de communication comprenant plusieurs agents dont le but est de répondre au besoin de communication du ministère. L’effectif insuffisant des agents pour couvrir tout le  territoire, la question des policiers suspendus par le contrôle physique, celle de la carte Nina, étaient entre autres questions adressées au ministre.

«Les recrutements sont en cours pour renforcer les effectifs. Si on veut couvrir tout le territoire, il faut plus de commissariats et chaque commissariat a besoin des hommes et des femmes en qualité et en quantité pour répondre aux besoins des populations. Par rapport à la question pourquoi la carte Nina ne remplace pas la carte d’identité, je répondrai que le gouvernement n’a pas encore pris de décision pour dire que la carte Nina égale à la pièce d’identité. S’agissant des policiers concernés par le contrôle physique, on les a demandé de collecter les dossiers pour qu’ils soient réglés», souligné Colonel Salif Traoré.

Hadama B. Fofana

Le Républicain 

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