Syrie: les rebelles peinent à contrer l’offensive du régime sur Alep

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Ces dernières semaines, l’armée du régime syrien a intensifié son siège à Alep. Dimanche dernier, des groupes armés rebelles ont lancé une contre-offensive, sans succès pour l’instant.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les groupes de la rébellion ont perdu ces dernières heures une partie du terrain conquis depuis le début de leur contre-offensive dimanche. Dans la nuit, au moins 10 civils, dont quatre enfants, ont péri dans un pilonnage rebelle sur des quartiers prorégime à Alep, selon l’OSDH. Depuis dimanche, plus de 40 civils y sont morts.

L’objectif premier de l’assaut était de s’emparer du quartier gouvernemental de Ramoussa, dans le sud-ouest d’Alep, dont le contrôle permettrait aux rebelles d’ouvrir un axe de ravitaillement vers leurs quartiers est. Le ravitaillement de l’armée et des civils dans la partie ouest d’Alep transite par ce même quartier.

Chez les insurgés, plusieurs groupes armés sont engagés dans la bataille, notamment le Front Fatah al-Cham, ex-Front al-Nosra, qui s’est séparé récemment d’al-Qaïda. Du côté du régime, les troupes gouvernementales sont appuyées par l’aviation russe et au sol par des forces iraniennes et des combattants du Hezbollah libanais. L’Iran est le principal allié régional du régime et a envoyé des conseillers militaires et des officiers soutenir ses forces.

La reconquête d’Alep : un tournant

L’enjeu est considérable : la reconquête d’Alep par le régime de Bachar el-Assad et ses alliés constituerait un tournant dans ce conflit. La semaine dernière, Damas et Moscou ont proposé d’ouvrir des « couloirs humanitaires » pour l’évacuation des civils vivant dans les quartiers rebelles de la ville, totalement assiégés depuis le 17 juillet.

Cette proposition a été dénoncée ce mercredi par 39 ONG syriennes et internationales pour qui « une vraie opération humanitaire ne devrait pas contraindre la population d’Alep à choisir entre fuir vers ses assaillants ou rester dans une zone assiégée sous des bombardements continus ».

Le régime a assuré que des « dizaines de familles » étaient sorties, mais l’opposition a démenti, à la suite de l’annonce de cette ouverture la semaine dernière. Quelque 250 000 habitants sont bloqués dans les quartiers rebelles et manquent de tout.

Rfi

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