Me Tall au sujet de l’élection d’un Imam à la tête du Mali : «Les religieux ne sont pas des citoyens à part»

Me-Mountaga-Tall

A l’occasion de sa présentation de vœux à la presse, les confrères ont demandé l’avis de Me Mountaga Tall sur les déclarations du chérif Ousmane Madani Haïdara qui menaçait de porter à la tête du pays un imam. En réponse, le président du Cnid Faso Yriwaton a été on ne peut plus clair: «les religieux ne sont pas des citoyens à part. Ce sont des citoyens à part entière», a-t-il déclaré. Avant de préciser que le Malien, qu’il soit religieux ou autre, qui voudra se présenter à l’élection présidentielle, peut le faire s’il rempli les critères, lesquels ne concernent pas les obédiences religieuses. Si un religieux bénéficie de la confiance de la majorité des Maliens, il peut devenir président de la République du Mali, a expliqué Me Mountaga Tall.

Le président du Cnid au sujet de la MINUSMA :

«La minusma ne peut pas se substituer à l’armée malienne»

Interrogé sur l’appréciation qu’il fait de la Minusma et de son mandat, le président du Cnid, Me Mountaga Tall commencera par saluer les efforts de la mission onusienne dans la stabilisation du Mali. Toutefois, il exprimera son souhait que le mandat de la Minusma soit le plus court possible. «La Minusma nous a beaucoup aidé. Nous lui sommes reconnaissants. Mais elle ne peut pas se substituer à l’armée malienne. D’ailleurs, le gouvernement malien a demandé aux Nations Unis un plan de retrait de la Minusma que nous soutenons», a déclaré le président du Cnid Faso Yiriwaton.

Négociation avec Iyad :

Le Cnid ne partage pas cet avis

Depuis 2012, notre pays est embrasé par une grave crise multidimensionnelle. Il s’agit de la rébellion et du terrorisme qui coupent le souffle à notre pays. Pour sortir de cette situation infernale, chacun propose sa solution. Du côté de Tiébilé Dramé du Parena, parti d’opposition, il suggère une négociation avec les terroristes. Cette proposition n’est pas partagée par Me Mountaga Tall, le président du Cnid Faso Yirwaton, membre de la majorité présidentielle.  Dans son commentaire sur ce sujet, il indiquera qu’il faut négocier avec toutes les personnes qui s’inscrivent dans la dynamique de la paix. «Mais tous ceux qui ont comme projet de tuer les Maliens au nom de leur religion, nous les combattrons avec la dernière énergie», souligne-t-il. En clair, Me Tall n’envisage une négociation avec les terroristes que lorsque ces derniers renonceront à tuer sauvagement leur prochain.

Gouvernement Modibo Keita III

Réunion de crise au siège du RPM

Décidemment, le départ du Secrétaire général du Rassemblement pour le Mali (RPM), Bocari Tréta, du gouvernement n’est pas du goût de certains militants du parti du Tisserand. Une réunion d’urgence a été organisée le lundi 18 janvier dernier à ce sujet. Si rien n’a filtré de la rencontre qui s’est tenue à huis-clos, on peut imaginer que des cadres du parti ne sont pas du tout contents de la décision du Président IBK. Ce qui est sûr, c’est qu’une rencontre est prévue dans les prochains jours, afin de méditer sur la conduite à tenir.

Inspection du travail :

Le personnel sur le pied de guerre

Plus rien ne va à l’Inspection du travail. Le personnel a décidé de bander ses muscles pour rentrer dans ses droits. Pour ce faire, il a déposé un préavis de grève de 72h auprès de l’administration, le mardi 19 janvier dernier. Selon le responsable du syndicat, Abdoul Nasser, l’Etat a décidé de leur accorder des primes depuis 2011 à travers une convention qu’ils ont signée. Mais cette convention n’a jamais été appliquée. Aujourd’hui, l’Etat refuse de leur faire les rappels de leurs primes et propose en contrepartie une augmentation de cette prime, mais qui ne prendra effet qu’à partir de ce mois. Là, le personnel n’est pas d’accord. Nasser nous apprend que le gouvernement a déjà engagé des négociations avec eux pour trouver un terrain d’entente. A suivre.

Banamba :  

 Un forain dépossédé de 8 millions FCFA

La vie dans nos cercles et régions devient difficile, surtout pour les forains. Car ils sont exposés aux grands bandits qui sont prêts à leur faire passer de mauvais quarts d’heures. Un jeune forain peulh a été tabassé et dépouillé par des hommes armés sur l’axe Touba-Banamba. Les assaillants ont emporté plus de huit de millions de F CFA. La victime, grièvement blessée, a été évacuée au centre de santé de référence de Banamba.

Sociétés de gardiennage SOGESBA :

L’esclavagisme des temps modernes

Ce sont des employés très remontés qui nous ont rapporté leurs conditions de vie et de travail. C’est un tableau très noir qu’ils ont dépeint pour fustiger le comportement de leur employeur. Ils se plaignent de ne pas avoir de bulletin de paie. Ils n’ont pas de plan de carrière. Les montants dus à l’Inps et à l’AMO qui sont prélevés sur leurs salaires ne sont jamais reversés à  l’Etat. Mieux, les plaignants affirment travailler dans des conditions de précarité extrême. Ce qui ne favorise pas l’exercice normal de leur profession. Toute chose qui met en péril la vie des entreprises et des clients qu’ils sont sensés protégés. Selon eux, s’ils ne sont pas dans les conditions de travail, ils peuvent être tentés par le diable et commettre l’irréparable. Cette situation a toujours été ainsi depuis la création de la société, selon les frustrés. Ils dénoncent également la gestion calamiteuse des responsables et les mesures arbitraires de sanctions contre les agents avec des retentions sur leurs maigres salaires.

Contactés par nos soins, les responsables de la société confirment les faits, mais estiment qu’ils sont en négociation avec le syndicat depuis un certain temps pour essayer de trouver un terrain d’entente afin de pourvoir améliorer les conditions de vie et de travail des agents. Ils soutiennent que cette situation  n’est pas propre à leur société, mais que toutes les sociétés de gardiennage de la place sont dans le même cas.

En tout cas, cette situation au Mali ressemble beaucoup à une forme d’esclavagisme au 21ème siècle et les pauvres agents en pâtissent.

La Rédaction/Le Pretoire

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